Les 5 raisons qui font de Boris Diaw le joueur le plus «cool» de la NBA

Boris Diaw sait comment profiter de la vie. [IROZ GAIZKA / AFP]

Joueur de l’ombre par excellence, Boris Diaw a vu sa popularité atteindre des sommets au sein de la ligue nord-américaine. Voici les cinq raisons qui font de lui le joueur le plus «cool» de la NBA.

Parce que Boris Diaw est un grand amateur de café, et que quand on est un sportif de haut niveau, boire du café, c’est le summum du cool.

Le 7 janvier dernier, le journaliste Jeff McDonald révélait sur son fil Twitter que Boris Diaw avait une machine à capuccino (qui est en fait une machine à espresso) installée dans le compartiment de son vestiaire. Une révélation plutôt banale mais qui a fait beaucoup parler outre-Atlantique.

«Vous allez croire que j'invente cette histoire. Je vous assure que non. Boris Diaw a une machine à capuccino qui fonctionne branchée dans son vestiaire».

Résultat, quelques jours plus tard, le capitaine de la sélection tricolore a posté une photo de la dite machine, et de lui en train d’en savourer l’usage, comme un clin d'oeil à ce qui aurait pu rester une légende urbaine. Le joueur y a même ajouté un petit commentaire encore plus délicieux : «Toujours invaincu à domicile et un espresso, what else ?».

 

Still undefeated at home and an espresso, What else ? #nespresso #coffeetime #borista

Une photo publiée par Borisdiaw (@diawboris) le

A quand une pub Nespresso avec George Clooney et Boris Diaw ?

Parce qu’il dispose de qualités comparables aux meilleurs athlètes de la NBA, sauf qu’il ne s’en est jamais servi pour épater la galerie.

C’est peut être une des anecdotes les plus fascinantes concernant Boris Diaw. Et il y a encore une histoire de café dedans. Souvent moqué pour être un peu rondouillard, un peu lent, et pas très athlétique, l’ailier des Spurs cacherait bien son jeu.

Pendant la saison 2005-06, alors qu’il évoluait aux Suns de Phoenix, Boris Diaw a démontré l’étendue de ses capacités physiques, à la surprise générale des personnes présentes à ce moment. Voici l’histoire racontée par David Griffin, le manager général de Cavaliers, qui faisait partie du front office des Suns à l’époque.

«Un jour, Boris arrive à la salle avec des claquettes aux pieds et en tenant son habituel cappucino à la main (…). C’était pendant les exercices d’avant-draft. Il voit une machine appelée Vertec et demande à quoi elle sert. On lui explique qu’elle permet de mesurer la détente sèche d’un joueur en fonction du nombre de bars qu’il est capable de toucher, et on lui précise qu’A’mare (Stoudemire, un monstre athlétique notoire) a réussi à tous les atteindre» raconte-t-il. «Boris a posé son capuccino, a enlevé ses claquettes, et parvient au même résultat dès sa première tentative. Il a ensuite remis ses claquettes calmement, a repris sa tasse, et s’en est allé en disant : 'Ce n’était pas si difficile'» poursuit David Griffin.

Parce qu’il joue au basket comme il l’entend, même si les autres n’arrêtent pas de le critiquer avant de comprendre qu’en fait, c’est un génie.

Que ce soit à Phoenix, puis aux Bobcats de Charlotte, Boris Diaw a longtemps été une source de frustration pour certains de ses coéquipiers, ainsi que ses entraîneurs. Mais avec le recul, la plupart de ceux qui le critiquaient hier l’encensent aujourd’hui.

Steve Nash, qui est considéré comme l’un des joueurs les plus altruistes de l’histoire de la NBA, avoue qu’il avait l’habitude, avec ses coéquipiers des Suns, de crier sur Boris quand le joueur français se refusait à prendre des tirs ouverts. «Je lui criais dessus, (…), tout le monde le faisait : Borrrriiissss ! Mets le panier ! Tu es seul sous le cercle ! (…) Et il nous disait : ‘C’est votre opinion’. Et vous savez, avec le recul, il avait peut être raison. C’était très énervant à l’époque, mais quand on le regarde jouer, on comprend qu’il voit des choses que les autres ne perçoivent pas. C’est un joueur très, très intelligent !» explique le meneur légendaire des Suns.

Le plus beau des compliments concernant le jeu pratiqué par Boris Diaw vient probablement de son coach actuel aux Spurs, l’intransigeant Gregg Popovich, qui sait mieux que quiconque apprécier les qualités d’un tel joueur : «Certains joueurs possèdent un sens du jeu plus développé que les autres. Et il est l'un d’entres eux. Il sait faire une passe. Il voit le terrain avec un rapport à l’espace qui est très particulier. Il sait où sont les autres. Il sait où le ballon doit aller. Il anticipe. En défense, bien qu’il se déplace avec quelques kilos en trop, il réagit avec un temps d'avance et sait où se positionner».

Parce qu’il sait répondre présent dans les moments décisifs, alors que personne ne s’y attend.

On pourrait trouver plusieurs exemples illustrant cette affirmation. Mais deux moments clefs de sa carrière permettent de comprendre cette force tranquille que Boris Diaw est capable de dégager dans les moments les plus chauds, aussi bien en NBA qu’en compétition internationale.

Lors des finales de la conférence Ouest en 2014, lors du Game 6 face au Thunder d’Oklahoma City (permettant aux Spurs de remporter la série), Boris Diaw a livré une des ses meilleurs performances au cours d’un match remporté en prolongation. Et sur le parquet adverse s’il vous plaît.

Dans ce match sous haute tension, c’est la performance du joueur français, auteur de 26 points avec un très propre 8 sur 14 aux tirs (dont 3/6 derrière la ligne des trois points), qui permettra aux Spurs d’atteindre les NBA Finals. «Boris a été incroyable» confessera Tim Duncan, un des meilleurs joueurs de l’histoire (qui est aussi son coéquipier), à la fin de la rencontre à propos de l’impact énorme du joueur français sur le jeu de l'équipe.

En 2013, lors de la finale de l’Eurobasket, alors que Tony Parker est étouffé par la défense adverse, Boris Diaw répond présent de la plus belle des manières en rendant une copie exemplaire en fin de match - 15 points, 6 rebonds et 4 passes décisives - pour permettre à la France de remporter son premier titre sur la scène internationale.

Parce que Boris Diaw sait profiter de la vie, à d’autres centres d’intérêts que le basketball, et qu’il a le sens de l’humour et de l’autodérision.

Photographe à ses heures, Boris Diaw est également à la tête de l’association Babac’Ards qui intervient dans des missions auprès des enfants au Sénégal. Son compte Instagram est la plateforme illustrant le mieux ses multiples facettes. Le joueur français est également un grand amateur de vin (il est président du club de basket de Bordeaux), comme son coach Gregg Popovich. Lequel s’était moqué de lui il y a un peu plus d'un an, en affirmant pendant l’intersaison que Boris Diaw abusait des Pina Coladas et qu’il faisait un pari avec ses assistants pour tenter de deviner le poids de l’ailier à son retour aux Etats-Unis.

Boris Diaw avait répondu sur Instragram avec un selfie à mourir de rire. Lui en terrasse, un verre de rouge à la main. Et le commentaire suivant : «Pas d’inquiétudes coach, un verre de vin et des exercices quotidiens».

 

No worries pop only one glass of wine and daily workouts!

Une photo publiée par Borisdiaw (@diawboris) le

Un sens de la répartie qui fait définitivement de Boris Diaw le joueur le plus «cool» de toute la NBA.

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