Thom Yorke compare les pratiques de YouTube à celles des nazis

Thom Yorke, ne lui parlez pas de YouTube Thom Yorke, ne lui parlez pas de YouTube[KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Après avoir comparé il y a deux ans la plate-forme de streaming Spotify au "dernier pet désespéré d'un cadavre mourant" (alias l'industrie musicale), le chanteur britannique Thom Yorke compare maintenant les pratiques de YouTube à celles des nazis.

Dans une interview publiée samedi 28 décembre dernier par le journal italien La Repubblica et reprise par le journal britannique The Guardian, le leader du groupe Radiohead compare le site de partage de vidéos aux spoliations nazies. « Un ami m'a parlé de cette application pour sauter les publicités sur YouTube », a commencé à expliquer le musicien de 47 ans. « Ils mettent des publicités avant chaque contenu, se font énormément d'argent et pourtant, les artistes ne sont pas payés ou de petites sommes, et apparemment ils (YouTube) trouvent ça tout à fait normal, explique Thom Yorke. Ce qui est marrant, c'est que YouTube a dit 'ce n'est pas juste' (au logiciel antipub)… Ils disent que ce n'est pas juste - eux qui justement mettent des publicités devant le moindre contenu et se font beaucoup d'argent - alors que les artistes eux ne sont pas payés ou sont payés des montants ridicules, et tout ça leur semble normal. » a-t-il poursuivi.

Le point Godwin

« Les gens continuent à dire que c'est une ère où la musique est gratuite, où le cinéma est gratuit. Ce n'est pas vrai. Les créateurs de services font de l'argent, comme Google, YouTube. Une énorme quantité d'argent, en allant à la pêche, comme en mer - ils ramènent tout ce qu'il y a. 'Oh, désolé, c'était à vous ? Maintenant, c'est à nous. Non, non, on blague, c'est toujours à vous'. Ils ont pris le contrôle - comme les nazis l'ont fait pendant la Seconde Guerre mondiale. En fait, comme tout le monde l'a fait pendant la guerre, même les Anglais - ils ont volé l'art des autres pays. Quelle différence y a-t-il?" s’insurge celui qui demande à ce que le commerce des œuvres sur internet revienne aux créateurs. Comment récupérer le gâteau et ne plus avoir à se contenter des miettes ? Pour Thom Yorke il faut que les artistes passent outre les intermédiaires comme Apple. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fait en proposant son album solo sur Bittorrent.
 

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