On a vu «007 Spectre» et voici ce qu'on en a pensé

Dévoilé à la presse française ce mardi 27 octobre, 007 Spectre, le 24e volet des aventures de James Bond s'apprête à débarquer sur les écrans le 11 novembre. Direct Matin a pu le visionner en avant-première.

Après le succès planétaire de Skyfall il y a trois ans, qui avait récolté près de 1,2 milliard de dollars de recettes mondiales, le film était très attendu. Est-il à la hauteur des espérances ? 

Un scénario sans surprise

Suite directe du volet précédent, "007 Spectre" met en scène James Bond (Daniel Craig), envoyé par feue M (Judi Dench), via un message vidéo, sur les traces d'un certain Marco Sciarra, agent du Spectre, la célébre organisation criminelle mondiale. Remontant petit à petit la piste, Bond réussit à retrouver la trace de son leader qui se fait appeler Ernst Stavro Blofeld (Christoph Waltz).

En parallèle, le programme 00 et le MI6 sont menacés de fermeture quand un programme de coopération internationale de surveillance est amorcé par le chef des renseignements britanniques. L'intrigue n'est pas sans rappeler celle de Mission : Impossible - Rogue Nation qui, en substance, avançait que les espions et les agents de terrain sont obsolètes et que la guerre contre le terrorisme se fait désormais grâce à la surveillance informatique.

Un héros toujours au top

Daniel Craig, 47 ans, est toujours aussi à l'aise dans le costume de l'agent secret de Sa Majesté qu'il enfile ici pour la quatrième fois, après Casino Royale, Quantum of Solace et Skyfall. Que ce soit pour les courses poursuites en avion, en voiture, les fusillades ou les combats à mains nues, Craig assure toujours à 100 % l'aspect physique de son rôle.

Touché en plein coeur dans "Casino Royale", meurtri dans "Skyfall", l'espion est ici décidé et serein dans sa quête même si une partie de son passé ressurgit. Sans trop divulguer l'intrique, on pourra dire que le méchant de l'histoire a quelque chose à voir avec l'enfance de Bond.

Un méchant trop classique

Christoph Waltz interprète Ernst Stavro Blofeld, un personnage bien connu des fans. En effet, on le voit à plusieurs reprises dans la saga et notamment dans "On ne vit que deux fois" et "Au Service secret de Sa Majesté" ou encore "Opération Tonnerre" et "Les diamants sont éternels".

Eclatant dans le rôle d'un nazi chez Quentin Tarantino dans "Inglourious Basterds", l'acteur allemand peine à sortir d'un registre dans lequel on l'a maintenant trop souvent vu. A titre de comparaison, la prestation de Javier Bardem dans "Skyfall" était autrement plus distrayante et inquiétante.

Une James Bond Girl de haute volée

Si le rôle de Monica Bellucci est complètement anecdotique, celui de Léa Seydoux est primordial. Et de nombreux journalistes se sont accordés à dire que sa prestation était formidable. Fille de Monsieur White, assassin du Spectre vu dans "Quantum of Solace", le personnage de Madeleine Swann mène Bond sur la piste de Blofeld. Et il se pourrait bien que cette femme intelligente, belle et sachant se défendre puisse faire oublier Vesper Lynd à Bond.

Des gadgets assez discrets

Finie l'époque où les gadgets abondaient dans les films de la franchise. En 2015, 007 ne se sert que de deux ou trois gadgets. Le reste, il le gère avec ses mains et sa tête. Une voiture bien entendue, l'Aston Martin DB10, permet à James Bond de se sortir des griffes de Monsieur Hinx (l'ancien catcheur musculeux Dave Bautista), homme de main de Blofeld. Q confie également à Bond une montre un peu spéciale.

Une mise en scène efficace

Encensée pour "Skyfall", la virtuosité de la mise en scène de Sam Mendes n'est pas à mettre en doute. La photographie est toujours superbe et les cadrages sont bien souvent parfaits. Les images de la séquence pré-générique qui se passent le jour de la fête des morts à Mexico sont d'une grande beauté par exemple. Seulement on peut regretter un manque de souffle général comme si Sam Mendes avait tout donné dans "Skyfall" et que travailler pour la deuxième fois avec le même matériau ne l'inspirait plus guère.

Des personnages secondaires séduisants

On retrouve bien sûr avec un grand bonheur M (Ralph Fiennes), Q (Ben Wishaw) et Moneypenny (Naomie Harris). Q a une fois de plus une grande importance puisqu'il couvre Bond et le rejoint même sur le terrain. M, qui met à pied Bond au début du film, va finalement se ranger du côté de l'espion.

De nombreuses scènes d'action

L'action est bien au rendez-vous. Les fans y trouveront leur compte. Avions, voitures, hélicoptères, trains sont mis à contribution dans des scènes musclées qui tiennent la route. Mais il manque cependant d'un véritable morceau de bravoure qui laisserait le spectateur scotcher à son siège.

De multiples clins d'oeil à la franchise

L'immense complexe dans le désert de "Quantum of Solace", le centre de soin au sommet des cimes enneigées de "Au Service secret de Sa Majesté", le téléphérique de "Moonraker"... Les références aux précédents épisodes de la saga sont nombreuses. De quoi faire plaisir aux spécialistes et fans.

Un joli générique mais sans surprise 

Fidèle aux génériques des films de la saga, celui de "007 Spectre" est remplie de belles femmes qui entourent James Bond dans un ballet de fumée. La chanson qui l'accompagne, "Writing's on The Wall" interprétée par Sam Smith et dévoilée il y a quelques semaines, manque singulièrement de personnalité péchant peut-être par trop de servilité aux thèmes passés.

En bref, si l'on ne ressort pas de "007 Spectre" totalement conquis, on ne peut nier le plaisir que l'on a eu à retrouver 007. Ce 24è volet demeure un divertissement de grande qualité et un spectacle total qui ne manquera pas d'attirer les spectateurs en salles le 11 novembre prochain.

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