Isabelle Huppert : ses dix rôles les plus marquants au cinéma

L'actrice a tourné dans une centaine de films, dont certains sont des chefs-d'oeuvre.[ARI OJALA / LEHTIKUVA / AFP]

En quarante ans de carrière, Isabelle Huppert, qui a été sacrée meilleure actrice dramatique aux Golden Globes pour sa performance dans Elle de Paul Verhoeven, a tourné dans une centaine de films. Retour en images sur dix de ses plus grands rôles. 

Les Valseuses (1974)

On se souvient de Miou-Miou, de Gérard Depardieu et de Patrick Dewaere dans Les Valseuses de Bertrand Blier. Isabelle Huppert figure également au casting. Pour l'un de ses premiers rôles devant la caméra, elle interprète une adolescente peu farouche en quête d'émancipation.

La Dentellière (1977)

Claude Goretta la choisit pour son drame social. La jeune femme joue Pomme, apprentie coiffeuse, qui tombe amoureuse de François, un étudiant très doué et de bonne famille. Leur histoire d'amour se terminera tragiquement. Pomme se retrouvera en hôpital psychiatrique. Elle est récompensée par le BAFTA de la meilleure actrice étrangère en 1978.

Loulou (1980)

Dans ce film de Maurice Pialat, Isabelle Huppert, qui est à l'affiche la même année de Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard et de La Porte du paradis de Michael Cimino, rayonne aux côtés de Gérard Depardieu. Elle retrouve ce monstre sacré du cinéma, en 2015, dans Valley of love de Guillaume Nicloux.

Sauve qui peut (la vie) (1980)

Jean-Luc Godard met en scène une partition musicale en quatre mouvements. Dans la partie Le commerce, Isabelle Huppert prête ses traits à Isabelle qui apprend à sa soeur à devenir prostituée. Elle collabore de nouveau avec Jean-Luc Godard dans «Passion» en 1982.

Coup de torchon (1981)

Tourné au Sénégal, Coup de torchon de Bertrand Tavernier évoque la revanche impitoyable de l'unique policier d'une petite bourgade coloniale, objet de toutes les railleries. Dans ce drame, la jeune actrice donne la réplique à Philippe Noiret.

La Cérémonie (1995)

Isabelle Huppert et Claude Chabrol, une belle histoire d'amour cinématographique. Après «Une affaire de femmes» et «Violette Nozière», l'actrice retrouve le réalisateur pour le long métrage «La Cérémonie». Elle y interprète Jeanne, postière dans un village qui se révèle peu à peu machiavélique et perturbée. Elle tentera d'aider Sophie, incarnée par Sandrine Bonnaire, face à ses employeurs bourgeois que les deux jeunes femmes détestent. Ce rôle permet à Isabelle Huppert de décrocher la Coupe Volpi à la Mostra de Venise en 1995 et le César de la meilleure actrice l'année suivante. Elle retrouvera Claude Chabrol, en 2000, pour «Merci pour le chocolat».

La Pianiste (2001)

Adapté du roman éponyme d'Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature 2004, cette réalisation de Michael Haneke relate l'histoire complexe, sur fond de masochisme, entre la professeure de piano Erika Kohut, jouée par Isabelle Huppert, et son élève Walter Klemmer. Parmi les différentes récompenses décrochées, la comédienne au roux incandescent décroche le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes en 2001.

Huit femmes (2002)

Isabelle Huppert, aussi douée dans des oeuvres dramatiques que dans des comédies. Dans Huit femmes, François Ozon lui offre le rôle de la tante Augustine, vieille fille aigrie, hypocondriaque et détestable qui passe son temps à lire des romans à l'eau de rose. L'actrice aime jouer avec son image et le prouve, encore une fois, avec talent. Elle se livre à un numéro de transformisme qui restera dans les annales.

In another country (2012) 

Pour sa réalisation qui sera sélectionnée en compétition officielle au festival de Cannes, le réalisateur Hong Sang-soo choisit Isabelle Huppert pour incarner le rôle d'Anne, une Française voyageant en Corée du sud. Celle qui vient d'être sacrée aux Golden Globes fait partie des actrices qui connaissent un succès en France et à l'international.

Abus de faiblesse (2014)

L'actrice est sublime dans l'adaptation de l'autobiographie de Catherine Breillat, face à un Kool Shen, lui aussi, très convaincant. Elle interprète Maud Schoenberg, réalisatrice, qui devient tétraplégique après une hémorragie cérébrale et se fait berner par un petit voyou. 

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