Indochine : « "La République des Météors" regroupe toutes nos influences »

Nicola Sirkis d'Indochines sur le plateau du Grand Journal de Canal + en 2013[Capture d'écran Youtube]

Indochine, l’un des plus grands groupes de rock français, aura tout connu : la gloire, la notoriété, mais aussi le doute et les critiques. Trente ans après ses premiers accords, En 2009, sortait La République des Météors, le 11e album de la formation menée par Nicola Sirkis.

 

Archive – article publié le 9 mars 2009

 

«La République des Météors» est-il le plus «curieux» de vos albums?

Nicola Sirkis: Curieux, je ne pense pas. Invraisemblable peut-être, car c’est devenu un de nos concept albums les plus réussis par accident. Rien n’était prévu. On a tenté toutes les expériences possibles. La République des Météors  regroupe toutes nos influences. On m’a demandé, une fois qu’il a été terminé, «Comment pourriez-vous résumer cet album ? ». J’ai répondu : « J’ai l’impression qu’il va être comme un météore, il va arriver et éclater de tous les côtés ». Le seul cahier des charges que j’avais, c’est que je voulais que ce soit un album qui nous bouleverse, que ses mélodies me donnent la chair de poule comme je peux l’avoir en écoutant « You Are My Sister », d’Antony and The Johnsons, « Horses », de Patti Smith, ou « Five Years », de David Bowie...

 

Vidéo : « L’aventurier »

 

 

Quels thèmes abordez-vous ?

N. S. : La thématique centrale est l’absence. L’idée m’est venue en allant voir l’exposition de Sophie Calle à la Biennale de Venise. J’avais été très touché par sa démarche artistique. Elle a réussi à magnifier quelque chose de totalement privé autour d’une lettre de rupture.

 

Que représente le visuel de la pochette ?

N. S. : C’est notre République personnelle. C’est bien sûr une référence notoire au Sergent Pepper des Beatles. Il y a dessus toutes les personnalités, anonymes ou connues, qui ont fait à la fois du bien et du ma là notre société, à notre génération. Je trouvais que c’était intéressant de regrouper tout ça. Finalement, c’est une façon de dire qu’on est tous des météores...

 

Vidéo : « 3ème Sexe »

 

 

Avez-vous hâte de retrouver la scène ?

N. S. : Oui, on est impatients de jouer. C’est une tournée qui sera historique pour le groupe. On va essayer des choses que l’on n’a jamais faites à tous points de vue.

 

Après vingt-huit ans de carrière, ressent-on toujours le même plaisir à jouer un tube comme L’aventurier ?

N. S. : Oui, sinon je ne serais pas ici. Comme « Trois nuits par semaine », « Canary Bay », « Troisième sexe », c’est incroyable de voir l’effet qu’il provoque... C’est un peu notre Satisfaction des Stones, on a cette chance-là.

 

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