Les 10 rôles les plus marquants de Jean-Pierre Marielle

Jean-Pierre Marielle a marqué les cinéphiles par sa voix caverneuse, ses yeux malicieux et son style inimitable. Jean-Pierre Marielle a marqué les cinéphiles par sa voix caverneuse, ses yeux malicieux et son style inimitable. [Joël SAGET / AFP]

Jean-Pierre Marielle, monstre sacré du cinéma et du théâtre français, a tiré sa révérence ce mercredi 24 avril.

L'acteur a marqué les cinéphiles par sa voix caverneuse, ses yeux malicieux et son style inimitable. Retour sur ses dix rôles les plus emblématiques.

Le diable par la queue (1969)

A 37 ans, Jean-Pierre Marielle est engagé par Philippe De Broca pour jouer, au coté d'Yves Montand, le rôle qui le fera exploser aux yeux du grand public.

Dans un château délabré du xviie siècle, propriété d'une famille de nobles désargentés, on attire les touristes avec la complicité du garagiste local. Jusqu'au jour où arrivent un séduisant gangster et ses deux complices qui transportent le butin de leur dernier méfait. La famille de châtelains n'a aucunement l'intention de laisser passer une pareille aubaine et le gangster est-il vraiment si pressé de partir...

Dans cette comédie loufoque, Marielle s'illustre dans le registre du libertin grivois, qui sera longtemps le sien.

La valise (1973)

Marielle incarne, dans ce film, un agent secret israélien devant être exfiltré de Libye par son homologue français (Michel Constantin), qui craque pour l'amante du premier, jouée par Mireille Darc. 

Cet improbable triangle amoureux permet à l'acteur de révéler toute sa superbe.

Les galettes de Pont-Aven (1975)

Dans cette comédie culte, réalisée par le cinéaste et romancier Joël Séria, Jean-Pierre Marielle se révèle.

Henri Serin (Jean-Pierre Marielle), un représentant en parapluies de Saumur, mène une vie tranquille. Durant ses nombreux déplacements professionnels, il s'autorise des escapades amoureuses qui pimentent son quotidien. Un beau jour, l'homme décide de tout laisser tomber pour vivre d'amour et de sa peinture. Il échoue à Pont-Aven et fait la connaissance d'Émile (Bernard Fresson), un peintre local pervers, et de la belle Angela (Dolorès Mac Donough)… Mais ses peines d'amour le poussent à boire, ce qui nuit beaucoup à sa production artistique. Après de longs errements il retrouvera l'inspiration grâce à Marie, incarnée par Jeanne Goupil.

Calmos (1976)

Dans ce film, Bertrand Blier associe Marielle à Rochefort, son ami depuis le Conservatoire national, pour narrer l'historie de ce duo exaspéré de n'être que l'objet de désir des femmes et qui tente de les fuir. 

Un film particulièrement sulfureux, considéré comme un pamphlet anti-féministe.

Coup de torchon (1981)

Face à Philippe Noiret et Isabelle Huppert, Marielle impressionne en incarnant à la fois un proxénète et son frère militaire dans ce long métrage de Bertrand Tavernier adapté de «1275 âmes» de Jim Thompson.

Uranus (1990)

Après plusieurs seconds rôles marquants dans les années 80 («Signes extérieurs de richesse», «Tenue de soirée», «Quelques jours avec moi»), c'est dans cette adaptation du roman de Marcel Aymé par Claude Berri que Marielle se distingue par la finesse de son interprétation au milieu des Depardieu, Noiret, Blanc, Galabru, Luchini...

Tous les matins du monde (1991)

Dans ce film, Jean-Pierre Marielle incarne avec brio le compositeur du XVIIe siècle, Monsieur de Sainte-Colombe, face aux Depardieu père (Gérard) et fils (Guillaume) dans le rôle d'un autre musicien, Marin Marais. Un film particulièrement émouvant.

La controverse de de Valladolid (1992)

Dans ce téléfilm formaté pour le petit écran, Marielle brille au côté du talentueux Jean-Louis Trintignant, avec un scénario de Jean-Claude Carrière. 

Le premier incarne le chanoine conservateur Juan Ginés de Sepúlveda, le second le dominicain humaniste Bartolomé de Las Casas. Ils doivent établir si les Amérindiens ont une âme. De quoi déterminer la possibilité ou non de les réduire en esclavage.

Les grands ducs (1996)

Appelé par Patrice Leconte, Jean-Pierre Marielle retrouve ses copains Noiret et Rochefort dans cette comédie où ils incarnent trois comédiens vieillissants, sans le sou, qui s'offrent un dernier coup d'éclat en sauvant avec panache une pièce de théâtre en perdition. 

Faut que ça danse ! (2007)

Dans ce film de Noémie Lvovsky, Marielle incarne un septuagénaire accro aux claquettes, qui perd de sa légèreté sous le poids de l'âge. L'acteur livre une prestation émouvante et remarquée.

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