Les scènes cultes de Patrick Swayze, disparu il y a 10 ans

Patrick Swayze a vu sa notoriété exploser avec la sortie du film Dirty Dancing, en 1987. [(C) Splendor Films][ ]

Il y a dix ans, le 14 septembre 2009, disparaissait l'acteur américain Patrick Swayze, des suites d'un cancer. Pour des millions de fans, l'homme à la plastique avantageuse et à l'indéniable talent de danseur restera associé à quelques grands rôles, dans des films rapidement devenus cultes.

Voici les scènes les plus marquantes tirées de ces long-métrages, dont le public a généralement encore en tête les dialogues, la musique, ou la chorégraphie.

«skatetown, U.S.A.» (1979) : l'envol du danseur

C'est le premier rôle de Patrick Swayze sur grand écran, et, déjà, ses talents de danseur crèvent l'écran. Le scénario du film de William A. Levey, qui n'est pas resté dans les annales, suit la rivalité entre deux amis, qui se retrouvent l'un contre l'autre lors d'une compétition de roller, avec 1000$ à la clé pour le vainqueur. Swayze ne joue pas les rôles principaux, mais peut faire étalage de toutes ses compétences de formation : patineur, danseur, et gymnaste. 

«dirty dancing» (1987) : Un rôle pour l'histoire

Si l'acteur commence à se faire un nom, alternant entre cinéma («Outsiders», «Yougblood» ) et série télé («Nord et Sud»), le rôle de Johnny Castle que lui offre le réalisateur Emile Ardolino va définitivement l'installer dans le coeur des spectateurs, et surtout des spectatrices. En vrai prince charmant, ni trop bad boy ni trop romantique, Patrick Swayze se lance dans une histoire d'amour avec la jeune Frances, alias Bébé (et oui, «on ne laisse pas Bébé dans un coin», c'est lui), venue d'un milieu social à l'opposé. En briseur de coeur et de conventions, sa scène du «Porté de Bébé» est restée dans les annales, et continue encore d'inspirer les coeurs vaillants en fin de soirée. Pas pour rien que la chanson de cette scène, « Time of my life», ait récolté l'Oscar de la meilleure chanson. 

«road house» (1989) : le tai chi au soleil

Patrick Swayze possède de multiples talents, alors pourquoi ne pas lui offrir un personnage à l'unisson ? Dans Road house, qui sent bon la fin des années 1980, il se glisse dans la peau de Dalton. Un beau gosse diplômé de philosophie, spécialiste des arts martiaux, et...videur dans une boite de nuit absolument infréquentable. Blessé pendant son travail, il se fera soigner par une charmante doctoresse. Malheureusement, le caïd de la ville a des vues sur elle...Et pour éviter de pêter les plombs, notre beau Patrick ne va pas se servir de ses années d'études philosophiques et suivre la voie du stoïcisme, mais celle du Tai-chi, dont il nous gratifie d'une belle démo sous le regard étonné de son proprio, un paysan du coin. Elle restera d'ailleurs comme une des scènes de bravoure de cette série-B muscléen signée Rowdy Herrington.

 

«ghost» (1990) : un fantôme, oui, mais sexy

Après le carton de «Dirty Dancing», Patrick Swayze devient l'un des acteurs les plus bankable du début des années 1990. Et son personnage de Sam Wheat, en homme protecteur de la veuve Demi Moore par delà la mort, est là pour le confirmer. Par la grâce d'une seule scène, devenue mythique, l'atelier poterie devenait l'activité la plus sexy qui soit. Et permettait au vieux tube des Righteous Brothers, «Unchained Melody», de rentrer dans l'histoire. Ce rôle est pour beaucoup dans le titre honorifique d'Homme le plus sexy du monde que Swayze récoltera en 1991. Un film romantique en diable, pourtant réalisé par Jerry Zucker, le papa à l'humour lourdingue d'«Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?».

«point break» (1991) : du côté des mâles

Patrick Swayze continue de surfer sur la vague du succès, et va aussi chercher des fans du côté des mâles, avec ce film d'action signé Kathryn Bigelow qui devient le film d'une génération. Pour une fois, «Bodhi» n'est pas du côté des gentils, mais sa soif de liberté le place au dessus des contingeances humaines. Après tout, comme le dit l'actrice Lori Petty au jeune Keanu Reeves, les yeux admiratifs devant Swayze en train de jouer avec les rouleaux, Bodhi est en quête de la vague. Mais pas n'importe laquelle, la «vague métaphysique». A la toute fin du film, celle qu'il surfe est plutôt la vague mortelle, Bodhi préférant offrir sa vie à l'océan plutôt que croupir en prison. Un homme de conviction.

«extravagances» (1995) : la part féminine

Bourreau des coeur dans «Dirty Dancing», gangster cool dans «Point Break», homme de bien dans «La cité de la joie»...Il manquait à Patrick Swayze LE rôle à contre-emploi pour se rendre crédible. C'est chose faite avec «Extravagances», de Beeban Kidron. Il y joue au côté de Wesley Snipes, pilier des films d'action. Et pourtant, les deux athlètes de l'écran vont faire étalage de leur musculature...moulés dans des bas et tailleurs, talons hauts aux pieds. Patrick Swayze y est toujours aussi sensuel que lorsqu'il enfilait ses collants de danse. Ils interprètent deux drags queens parties à Hollywood pour un concours de beauté. Mais leur vieille Cadillac tombe en panne en pleine Amérique rurale. Un choc culturel les attend. Le plus beau dans tout ça? Les mots de Swayze sur son rôle : « J'ai voulu créer une déesse, un ange : peu importe qui elle est ou ce qu'elle est, elle ne peut pas vivre si les gens sont malheureux». 

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