Nicolas Duvauchelle, acteur dans «Les envoûtés» : «Je suis athée et ne crois pas aux fantômes»

Dans «Les envoûtés» de Pascal Bonitzer, au cinéma ce mercredi 11 décembre, Nicolas Duvauchelle incarne un artiste solitaire qui voit des fantômes. Une croyance que l'acteur de 39 ans avoue ne pas partager.

Simon, le personnage qu'il interprète dans ce long-métrage fascinant, est persuadé qu'il a aperçu sa mère au moment de sa mort. Une expérience surréaliste qui intéresse Coline (Sara Giraudeau), journaliste dans un magazine féminin. Alors qu'elle doit réaliser son portrait, la jeune femme part dans les Pyrénées pour interviewer cet homme étrange, sensible, hors norme.

Pourquoi avoir accepté de participer à ce film ?

Pour l’étrangeté du scénario qui oscille entre psychologie et fantastique. Et pour le plaisir de collaborer avec Pascal Bonitzer (réalisateur de «Je pense à vous» ou «Cherchez Hortense», ndlr). Je l’avais rencontré quand je travaillais sur la pièce de théâtre «Des journées entières dans les arbres» (2014) avec sa fille, Agathe. Nous avions envie de tourner ensemble, mais nous n’avions pas encore de projet.

Comment avez-vous préparé le rôle de Simon ?

Je fonctionne beaucoup à l’instinct, et les décors m’inspirent énormément. Mon personnage ressemble à Patrick Loste, un peintre incroyable dont les toiles apparaissent dans le film. Je suis allé à sa rencontre et j'ai passé quelques jours avec lui. C’est un chic type, vraiment atypique, qui vit reclus dans les montagnes. C’était drôle d’échanger sur nos vies. Nous sommes tous les deux artistes, mais moi, je suis citadin…

Mais vous partagez ce même caractère sauvage…

Je suis Parisien, et j’aime la ville. Mais si je n’avais pas mes trois enfants, j’aurais déjà fait mon sac pour vivre au calme. Cela fait un bien fou de se barrer. Patrick Loste et le héros du film, Simon, sont deux hommes peu à l’aise dans la société actuelle. Une société où il faut à tout prix créer des liens sociaux avec tout le monde de peur de ne pas exister. Mais moi, je suis comme eux : j’aime les gens qui parlent «vrai» et ne sont pas dans le paraître.

Si vous rejetez tant le «star-system», pourquoi poster des photos de vos proches sur Instagram ?

Je ne devrais pas le faire… et cela énerve beaucoup la mère de ma fille (rires). Mais je suis tout simplement fier de mes enfants, et j’ai envie de les montrer au monde entier.

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Votre personnage est témoin de phénomènes paranormaux. Il pense voir des fantômes. Avez-vous déjà été confronté à ce genre de manifestations ?

Je suis trop terre à terre. Je suis athée et ne crois pas aux fantômes. Mais, je comprends que certaines personnes aient envie ou besoin d’y croire. Quand j’ai perdu ma grand-mère, cela a été un moment difficile. Après sa mort, j’ai tenté de la retrouver au travers de mes parents ou de mes enfants. Je privilégie le souvenir et la transmission. Et j’essaie de trouver des ressemblances physiques, par exemple.

Comment s’est passé le tournage avec Sara Giraudeau ?

Sara, c’est une Ferrari ! Elle est surprenante, et à l’écoute. Elle ne fait jamais deux fois la même chose, et ne minaude pas. C’était un bonheur de tourner avec elle. Un film reste avant tout un travail d’équipe, et je déteste quand les acteurs parlent mal aux gens parce qu'ils s'imaginent être des stars.

J'aimerais tourner un film à cheval sur la guerre de Cent Ans.

Vous alternez les rôles au cinéma et à la télévision. Arrivez-vous à rester en place ?

C'est difficile ! Je m’ennuierais à faire toujours la même chose. J’aime toucher à plein de domaines. Prochainement, le public me découvrira en flic ripoux dans le film «Balle perdue» de Guillaume Pierret, qui sortira sur Netflix en 2020. Je vais essayer à l'avenir d'aller vers des rôles qui sortent du registre du caïd.

Quel serait justement votre rêve ultime au cinéma ?

J’aimerais tourner un film à cheval dans l’esprit d’Excalibur. Une aventure en armure, avec des épées, sur la guerre de Cent Ans. Je suis passionné d'Histoire, et ce serait vraiment mon rêve ultime.

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