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Décès de Jean-Louis Trintignant : ses 5 rôles inoubliables

L'acteur a joué dans le film «Amour» (2012) l'un de ses plus beaux rôles au cinéma. [© Les Films du Losange]

Figure incontournable du cinéma français et international depuis plus de soixante ans, l'acteur Jean-Louis Trintignant est décédé ce vendredi 17 juin à l'âge de 91 ans. Il laisse derrière lui une filmographie riche de plus de 120 rôles, dont voici les 5 plus marquants.

«Et dieu créa...la femme», de roger vadim (1956)

Dès l'un de ses premiers rôles au cinéma, Jean-Louis Trintignant va connaître une gloire internationale. Il y campe Michel Tardieu, prétendant épris de Juliette, qu'il finira par épouser, malgré les nombreux hommes qui tournent autour de cette beauté qui ne pense qu'à s'amuser, jouée par l'incandescente Brigitte Bardot.

Il accède au rang de star et participe au scandale qui accompagna le film. Les deux acteurs deviendront en effet amants, alors que Brigitte Bardot est mariée au réalisateur Roger Vadim. Leur couple ne survivra d'ailleurs pas longtemps après la sortie du film.

«UN HOMME ET UNE FEMME», de claude lelouch (1966)

Alors qu'il triomphe également sur les planches dans «Hamlet», de Shakespeare, Jean-Louis Trintignant, qui compte déjà une trentaine de films à son actif, se glisse dans la peau de ce coureur automobile devenu veuf, et qui va rencontrer une script-girl, elle aussi inconsolable après la mort de son époux cascadeur, et jouée par Anouk Aimée.

Sur le plateau, l'alchimie entre les deux acteurs et le très jeune Claude Lelouch, 28 ans, fait merveille, et rejaillit à l'écran. Les critiques et le public ne s'y trompent pas, et le film recevra la Palme d'or en 1966, mais aussi 2 oscars. En guise de conclusion de cette belle histoire, Claude Lelouch réunira à nouveau les deux acteurs en 2109, dans le film «Les plus belles années d'une vie».

«Z», de Costa gavras (1969)

Premier film d'une série d'oeuvres politiques de la part du réalisateur franco-grec, il permet à Jean-Louis Trintignant d'incarner un rôle engagé, celui d'un juge d'instruction qui cherche à prouver que l'accident de la route dont a été victime un élu, a en fait été orchestré par la police. De sa voix posée, mais sans faiblesse, il fera corps avec son rôle, tant et si bien qu'il recevra le Prix d'interprétation masculine à Cannes en 1969. Un personnage très politique, qu'il admettra avoir adoré jouer.

«Le conformiste», de bernardo bertolucci (1970)

«Certainement le plus beau film auquel j'ai participé», avait à l'époque dit de ce film l'acteur. Dans ce film à l'esthétque glacée et dérangeante, on suit la tentative de Marcello Clerici, campé par un Jean-Louis Trintignant tout en froideur, de se fondre dans la normalité, celle du fascisme de l'Italie des années 1930, pour effacer ses traumatismes liés à ses pulsions et à un drame d'enfance. Le réalisateur comme l'acteur sont au sommet de leur art. 

«AMour», de michael haneke (2012)

Alors que Jean-Louis Trintignant se fait beaucoup plus discret depuis dix ans et la mort, en 2003, de sa fille Marie, le réalisateur autrichien Michael Haneke réussi à le convaincre de tourner encore une fois. Dans cette émouvante, et parfois rude, évocation d'un couple en fin de vie, il partage l'affiche avec la tout aussi sublime Emmanuelle Riva. Impossible de rester de marbre devant ces deux êtres dont la santé déclinante met à rude épreuve un amour qu'ils auraient voulu absolu.

Le film connaitra un immense succès, devenant même le premier film non-anglophone à cumuler autant de récompenses à travers le monde, dont 1 oscar, 5 césars et la Palme d'or.

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