Les légendaires Schtroumpfs reviennent au cinéma ce mercredi dans un film d'animation musical, qui marque l'arrivée de nouveaux héros et brille par un casting détonnant. Mais sont-ils parvenus à nous attendrir ?
Ça va schtroumpfer cet été. Après avoir connu plusieurs adaptations en séries télévisées et au cinéma, dont les trois volets ont attiré plus de 7 millions de spectateurs en salles, les Schtroumpfs reviennent sur grand écran ce mercredi 16 juillet, dans un nouveau long-métrage réalisé par Chris Miller et porté par un scénario de Pam Brady, auteur de «South Park - le film».
Dans ces aventures inédites, les célèbres petits personnages bleus nés de l’imagination du dessinateur belge Peyo en 1958, font face à un drame. Le grand Schtroumpf disparaît en effet subitement, kidnappé par le méchant Gargamel et son frère Razamel, lequel cherche à tout prix à récupérer un grimoire magique. La Schtroumpfette et Schtroumpf sans nom vont partir à sa recherche, s’éloignant du village champignon pour se rendre dans des univers intergalactiques.
Une animation en demi-teinte malgré un doublage efficace
«Les Schtroumpfs - le film» séduira davantage les enfants que les adultes. L’histoire est plaisante et moderne avec la venue de Schtroumpfs complètement dans l’air du temps tel que Schtroumpf influenceur. Le Schtroumpf bruiteur séduira aussi les spectateurs avec notamment son imitation sonore d’un camion qui recule, très réaliste et à mourir de rire.
Cette adaptation transmet de beaux messages pour les plus petits autour de l'héritage, de l'amour, de l'amitié et de l'apprentissage à travers le personnage de Schtroumpf sans nom, qui cherche sa place et reste en quête d’identité. Les péripéties s’enchaînent mais peut-être trop rapidement, laissant la désagréable sensation que le film s’éparpille et multiplie les arcs narratifs sans forcément nous émouvoir.
Si le casting vocal convainc avec Rihanna en Schtroumpfette pour la version originale et Sofia Essaïdi, Jérôme Commandeur, Dorothée, François Damiens ou Patricia Kaas pour le casting français, l’animation entre 2D et 3D fait parfois froncer des sourcils, tout comme les parties chantées par les héros qui sont, certes rythmées et entraînantes, mais trop peu nombreuses. Heureusement, cela est contrebalancé par une bande-originale qui alterne pop, rap et reggae.