Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Paris : les expositions de l'automne à ne pas manquer

Le musée Marmottan accueille une exposition passionnante dédiée à la symbolique du sommeil dans l'art. [©Trustees of the De Morgan Foundation]

Les illusions d'optiques de Maurits Cornelis Escher, l'œuvre sur papier de Pierre Soulages, les toiles en clair-obscur de Georges de La Tour, le voyage de Magellan... Petit tour d’horizon des expositions les plus attendues de cet automne. 

«Soulages, une autre lumière», au Musée du Luxembourg

Auteur de milliers de toiles, Pierre Soulages (1919-2022), grand maître du noir et de l’abstraction, était aussi connu pour ses peintures sur papier au brou de noix, une matière naturelle prisée par les ébénistes et qui, entre les mains du peintre français, est devenue un véritable outil artistique, avec lequel il aimait tracer de larges bandes opaques, qui s’entrecroisent et contrastent avec la blancheur de la feuille. C’est précisément cette facette de son travail que le Musée du Luxembourg, géré par le Sénat, s’attache à mettre en avant à travers «Soulages, une autre lumière», une exposition riche de 130 œuvres, dont 25 inédites, toutes réalisées entre les années 1940 et le début des années 2000. 

«Soulages, une autre lumière», jusqu'au 11 janvier 2026, Musée du Luxembourg (Paris 6e).

«Georges de La Tour», au musée Jacquemart-André 

Un artiste majeur du Grand siècle. Dès le 11 septembre et jusqu’au 25 janvier 2026, le Musée Jacquemart-André accueille une exposition saisissante dédiée au maître du clair-obscur, Georges de La Tour (1593-1652). Intitulée «Entre ombre et lumière», elle rassemble une trentaine d’œuvres et offre une rare occasion de (re)découvrir ce peintre lorrain, qui fut longtemps oublié de la peinture française, en partie car il ne signait pas la plupart de ses tableaux. Inspiré par le Caravage, Georges de La Tour est connu pour ses figures de saints pénitents et ses scènes religieuses, éclairées par la flamme d'une bougie, comme sa «Madeleine pénitente», «Le Songe de saint Joseph» ou encore «Le nouveau-né». 

«Georges de La Tour, entre ombre et lumière», jusqu'au 25 janvier 2026, au musée Jacquemart-André (Paris 8e). 

«Destination lune», à l'Atelier des Lumières

©Atelier des Lumières

Prêt au décollage ? En cette rentrée, l’Atelier des Lumières prend des allures de vaisseau spatial le temps de «Destination Lune», une expérience immersive et multisensorielle pilotée par l'un des plus grands acteurs américains : Tom Hanks. Celui qui incarne l’astronaute Jim Lovell dans le film culte «Apollo 13» a en effet participé à l’écriture de cette aventure. Présentée pour la première fois en France, elle convie les spectateurs de tous âges à partir à la conquête de la Lune, des missions Apollo au futures expéditions du programme Artemis de la Nasa. Ce voyage, projeté à 360 degrés sur les murs du centre d’art numérique, sera commenté par Jean-Philippe Puymartin, alias la voix française du célèbre comédien.

«Destination Lune», à partir du 24 septembre, Atelier des lumières (Paris 11e).

«M.C. Escher», à La Monnaie de Paris

La Monnaie de Paris va mettre nos sens à l'épreuve. Et pour cause, elle s’apprête à accueillir, pour la première fois dans la capitale, une grande rétrospective consacrée au génie hollandais Maurits Cornelis Escher (1898-1972), mondialement connu pour ses constructions impossibles, ses paradoxes géométriques et ses paysages sens dessus dessous. A mi-chemin entre liberté artistique et rigueur mathématique, le parcours embrasse l’ensemble de sa carrière et donne à voir ses œuvres les plus iconiques : la gravure sur bois «Métamorphose II» (1939), «Main avec sphère réfléchissante» (1935), «Lien d’union» (1956), «Jour et Nuit» (1938), sans oublier la série des Emblemata. Pensée pour être accessible à tous, l’exposition s’accompagne de supports pédagogiques et interactifs permettant ainsi à toute la famille de percer les secrets de ses illusions et de questionner les limites de sa propre perception.

M.C. Escher, du 15 novembre au 1er mars 2026, La Monnaie de Paris (Paris 6e). 

«Gerhard Richter», à la Fondation Louis Vuitton 

L'oeuvre de toute une vie. Célèbre pour ses «photos-peintures», des toiles réalisées d'après des photographies, l’artiste allemand Gerhard Richter, l'un des artistes vivants les plus cotés au monde, sera à l’honneur à la Fondation Louis Vuitton dès le 17 octobre prochain. Peintures à l’huile, sculptures en acier et en verre, dessins au crayon et à l’encre, aquarelles et photographies peintes… Cette exposition XXL couvre soixante ans de création et compte pas moins de 270 œuvres, de 1962 à 2024, oscillant entre l'art abstrait et la figuration, nuances de gris et couleurs vives. Parmi les pièces phares, on peut citer «Onkel Rudi» (1965), basée sur un portrait de famille, «Birkenau» (2014), un cycle de quatre tableaux inspirés de photographies prises secrètement par des prisonniers juifs dans un camp d'extermination nazi et la série d’œuvres «Cage», en hommage au compositeur américain John Cage.

Gerhard Richter, du 17 octobre 2025 au 2 mars 2026, Fondation Louis Vuitton (Paris 16e).

«Magellan, un voyage qui changea le monde», au Musée national de la Marine

©CAMERA LUCIDA PRODUCTIONS - ARTE France – MINIMAL FILMS – BELGICA FILMS – SERENA PRODUCTIONS - 2022

Une incroyable expédition. Dès le 22 octobre, le musée national de la Marine de Paris invite petits et grands à lever l’ancre pour prendre part à la plus grande épopée maritime de tous les temps, celle de Fernand de Magellan, à qui l’on doit le premier tour du monde complet par voie de mer. Il y a cinq siècles, en 1519, ce vaillant capitaine portugais, au service de la couronne d’Espagne, a quitté Séville avec 237 hommes et une flotte de cinq navires. Son ambition : atteindre les îles Moluques, convoités pour leurs épices. Trois ans plus tard, en 1522, seuls dix-huit rescapés sont revenus à bord du dernier navire, et sans leur capitaine, tué en chemin. Ces marins venaient d’entrer dans l’histoire en accomplissant la toute première circumnavigation.

Pensée comme un récit immersif et chronologique, l’exposition propose de revivre cette aventure hors normes via une scénographie mêlant projections monumentales, interviews d’historiens, cartes animées et décors théâtralisés. Inspirée de la série documentaire de François de Riberolles et enrichie des illustrations d'Ugo Bienvenu, elle met en lumière les visages méconnus de l’expédition, la rivalité luso-hispanique, la construction navale ou encore les rudes conditions de vie à bord. Une traversée qui s’annonce fascinante. 

«Magellan, un voyage qui changea le monde», du 22 octobre 2025 au 1er mars 2026, Musée national de la Marine de Paris (Paris 16e). 

«L'Empire du sommeil», au Musée Marmottan Monet

Anonyme, «Jeune fille endormie» (1615-1620). © Szépművészeti Múzeum/ Museum of Fine Arts, Budapest

Une première en France. On dit que le sommeil occupe un tiers de notre vie. Cet état si mystérieux, tantôt paisible, tantôt tourmenté, nourrit l’imaginaire des artistes depuis toujours. Pourtant, jamais encore ce thème n’avait été célébré par une exposition. Le musée Marmottan ouvre aujourd’hui les portes de cet univers onirique avec «L’Empire du sommeil», un accrochage exceptionnel réunissant 130 œuvres, issues de prestigieuses institutions. 

Michael Ancher, «La Sieste» (1890). (© Art Museums of Skagen

Décomposé en huit chapitres, le parcours explore des atmosphères multiples : la douceur des siestes enfantines, la profondeur des nuits mythologiques, le songe des récits bibliques ou encore la mélancolie des corps assoupis. On y croise des œuvres signées Rembrandt, Ingres, Delacroix, Courbet, Monet, Munch et Picasso. Sans oublier les visions cauchemardesques de Goya et Füssli. Les plus grands maîtres dialoguent autour de ce sujet universel et intemporel.

«L'Empire du sommeil», jusqu’au 1er mars 2026, Musée Marmottan Monet (Paris 16e). 

«1925-2025. Cent ans d'Art déco», au musée  des Arts décoratifs 

Un siècle après l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, le musée des Arts décoratifs (MAD), à Paris, célèbre en grande pompe ce mouvement audacieux et raffiné avec une exposition anniversaire magistrale. Près de mille œuvres y sont réunies, reflet de l’extraordinaire effervescence créative des années folles. 

©Les Arts Décoratifs/Christophe Dellière/Collection Cartier/Vincent Wulveryck/Orient-Express

Dès l’entrée, le visiteur est saisi : dans la Nef, les maquettes du futur Orient Express, signées Maxime d’Angeac, dialoguent avec une cabine Art déco de 1926. Plus loin, on découvre les créations de Jacques-Émile Ruhlmann, le spectaculaire bureaubibliothèque de Pierre Chareau conçu pour l’Ambassade française, mais aussi les bijoux étincelants de la maison Cartier, ou encore des pièces de modes d’exception, dont la robe aux petits chevaux de Madeleine Vionnet, dite «Vase grec».

«1925-2025. Cent ans d'Art déco», du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026, Musée des Arts Décoratifs (Paris 1er).

«Exposition Générale», à La Fondation Cartier

La Fondation Cartier change de cadre et pose ses valises remplies d’art contemporain sur la place du Palais-Royal, à Paris, au sein d’un édifice totalement repensé par l’architecte Jean Nouvel. Pour célébrer ce nouveau départ, mais aussi ses 40 ans de création, la prestigieuse institution a réuni près de 600 œuvres majeures issues de sa collection. Autant de pièces qui ont façonné son histoire, et signées d’une centaine d'artistes du monde entier. Parmi eux, Olga de Amaral, James Turrell, Christian Boltanski, Annette Messager, Cai Guo-Qiang ou encore le provocateur Damien Hirst. 

©Ron Mueck / Adagp, Paris/Charles-Henri Paysan /Lumento/Patrick Gries

L’Américain David Lynch, qui fut d'abord plasticien avant d’être cinéaste, William Eggleston, pionnier de la photographie couleur et Ron Mueck, célèbre pour ses sculptures humaines hyperréalistes, sont eux aussi mis à l’honneur. Visible jusqu’à la fin août 2026, cette «Exposition Générale» reflète plus que jamais l’identité culturelle et l’ouverture sur le monde de la Fondation Cartier.

«Exposition Générale», du 25 octobre 2025 au 23 août 2026, Fondation Cartier (Paris 1er).

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités