Le nouveau film «Demon Slayer : La Forteresse Infinie», arrive dans nos salles françaises ce mercredi 17 septembre, après avoir pulvérisé les records au Japon. Nous avons pu découvrir ce long-métrage charnière qui pose les dernières pierres avant la conclusion de la saga.
Le film d'animation «Demon Slayer : La Forteresse Infinie» a déjà séduit à l’international, et débarque, ce mercredi 17 septembre, dans les salles françaises pour faire ses preuves. Le nouvel opus du manga éponyme est devenu le deuxième film le plus rentable au box-office japonais, devancé par un autre film de la franchise, «Demon Slayer : Le Train de l’Infini», sorti en 2020.
Rares sont les «shōnens» qui bénéficient d’une telle popularité, six ans après la diffusion de leur première saison. Mais, toute bonne chose a une fin, et «Demon Slayer : La Forteresse Infinie» marque la première partie d’un triptyque final, destiné à poser l’ultime pierre à l’histoire de Tanjiro – le personnage principal – et de ses compagnons chasseurs de démons.
La dernière ligne droite
Cette première partie d’une conclusion, très attendue, plonge le spectateur directement au cœur de l’action. Pour cause, le métrage, long de 2h30, reprend là où s’est achevée la saison 4 de «Demon Slayer» : après un arc d’entraînement intensif pour nos protagonistes, nos chasseurs de démons parviennent à piéger Muzan Kibutsuji, le patriarche intouchable de ces créatures assoiffées de sang, dans le dédale d’une forteresse mouvante et vertigineuse.
L’objectif est simple : éliminer l’antagoniste du récit. Évidemment, Muzan Kibutsuji n’est pas atteignable si facilement, et avant de pouvoir espérer l’affronter, les héros doivent mettre leurs entraînements en pratique et se mesurer aux Lunes Démoniaques Supérieures, les fidèles serviteurs de Muzan Kibutsuji, tous plus redoutables les uns que les autres.
Visuellement remarquable
Tout au long du film, les combats s’enchaînent dans cette forteresse à l’architecture traditionnelle nippone, et mettent en scène différents personnages emblématiques de la franchise. Tous sont portés par des motivations intimes, entre désir de vengeance et retrouvaille familiale. Chacun a le droit à son quart d’heure de lumière dans cette première installation.
Sur le plan visuel, le studio Ufotable, à la fois derrière le long métrage et la série animée, se surpasse. Au cœur d’un décor réfléchi, aux perspectives impossibles, les affrontements sont soigneusement orchestrés, évitent d’être répétitifs et mélangent les technologies 2D et 3D.
Les coups de katanas sont accompagnés de couleurs vibrantes, d’effets éblouissants selon les pouvoirs des personnages et surtout, d’une illustration sonore d’une efficacité remarquable pour un film d’animation.
Plus timide sur le scénario
L’action, au centre du long métrage, est ponctuée par des «flashbacks» qui tentent d’apporter plus de profondeur aux personnages – protagonistes comme antagonistes – mais qui s’étirent parfois un peu trop, au risque d’essouffler le rythme.
Ainsi, bien qu'impressionnant visuellement, «Demon Slayer : La Forteresse Infinie» a une réelle faiblesse : son scénario, pour l'instant relégué au second plan, au profit des combats.
Il n’empêche que cette première partie laisse entrevoir une conclusion visuellement époustouflante et profondément émouvante pour les fans de l’histoire de Tanjiro et ses camarades, avec des suites prévues en 2027, puis en 2029, où le scénario refera probablement surface.