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Festival d’Angoulême : après les éditeurs, les financeurs publics lâchent les organisateurs de l’édition 2026

La 53e édition du festival de la BD d'Angoulême est supposée se tenir du 29 janvier au 1er février 2026. [YOHAN BONNET / AFP]

Le maire d’Angoulême et les représentants des collectivités locales et de l'Etat, qui financent la moitié du festival international de la BD, ont demandé l’annulation de l’édition 2026, déjà sur la sellette après l’appel au boycott de l’événement par de nombreux éditeurs et auteurs.

Le coup de grâce ? L’édition 2026 du festival international de la BD d’Angoulême se retrouve un peu plus dans la tourmente. Après les éditeurs et les auteurs, les financeurs publics ont demandé, ce jeudi, aux organisateurs de l’événement, la société 9eArt+, de renoncer à la tenue du festival, qui doit avoir lieu du 29 janvier au 1er février 2026. 

En raison de l’appel au boycott du rendez-vous par de nombreuses maisons d’édition et artistes, le maire d’Angoulême, aux côtés des représentants des collectivités locales et de l'Etat qui subventionnent le festival à hauteur de 50 %, a ainsi demandé à l’association du FIBD et à ses organisateurs «de tirer les conclusions que cette réalité impose». «Il nous apparaît plus que compliqué d'organiser le maintien de l'édition 2026», a également noté l’édile cité par l’AFP. 

Une nouvelle demande d'annulation

Une déclaration qui intervient alors qu’hier, le festival d’Angoulême, par l’entremise de sa société organisatrice, a assuré vouloir maintenir l’édition 2026, malgré les nombreuses tensions, démentant au passage une information du journal Libération, annonçant son annulation. Un maintien qui a dans la foulée fait réagir le Syndicat national de l'édition (SNE). Ce dernier, qui représente près d’une trentaine de maisons d’édition à l’instar des mastodonte Casterman, Glénat, Delcourt ou Bayard, a de son côté estimé dans un communiqué que «l'édition 2026 ne pourra plus se tenir». 

Cette nouvelle demande pourrait bien enterrer le maintien de cette 53e édition. Pourtant, hier encore, la ministre de la culture Rachida Dati a expliqué «souhaiter qu'une édition 2026 puisse se tenir sans se voiler la face sur les conditions particulières de l'évènement», lors d'un entretien téléphonique avec des journalistes, a rapporté par l’AFP. Le ministère a toutefois fait savoir mercredi 19 novembre avoir réduit de 200.000 euros le budget alloué au festival, après des «manquements» lors de son édition 2025.

Pour mémoire, la société organisatrice, 9eArt+, est en effet sous le coup de vives critiques depuis l'année dernière. Son manque de transparence et sa gestion trop commerciale de l’événement ont notamment été pointés du doigt, provoquant la colère des artistes et du monde de la BD. 

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