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«Le rêve américain» : l'histoire vraie de deux Français devenus agents en NBA qui a inspiré le film avec Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi

Les deux acteurs sont totalement crédibles. [© Mika Cotellon - 2026 - ADNP - GAUMONT - FRANCE 2 CINEMA - MJ SPORTS MANAGEMENT]

Leur vie a tout d'un film. Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye voient leur réussite de l'autre côté de l'Atlantique adaptée au cinéma dans «Le rêve américain», en salles ce mercredi. Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi les incarnent.

C’est une success story. Mais surtout et avant tout une histoire d’amitié. Dans la comédie «Le rêve américain», au cinéma ce mercredi 18 février, Anthony Marciano raconte le destin incroyable de Jérémy Medjana, 54 ans, et Bouna Ndiaye, 60 ans. Il y a plus de trente ans, ces deux-là étaient fauchés mais animés par une passion commune : le basket.

 

Le premier vient de Saint-Amant-les-Eaux, dans le Nord. Le second est originaire du Sénégal, pays qu’il a quitté pour s’installer dans la cité de Grigny, en banlieue parisienne. Ados, ils rêvaient chacun de devenir Michael Jordan, mais se sont vite rendu compte qu’ils n’avaient pas le niveau. Dans les années 1990, leur rencontre à Menton sur un terrain fut un véritable coup de foudre amical, et sera déterminante pour leur carrière future d’agents de joueurs. 

Au début de l’aventure, Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye n’avaient certes pas d’argent, aucun contact dans le milieu de la NBA, et ne parlaient quasiment pas anglais. Un handicap quand on souhaite conquérir l’Amérique. Mais ils étaient déterminés, optimistes et croyaient en leur bonne étoile. Aussi, ils ont décidé de s’associer même si, à l’époque, personne ne les prenait vraiment au sérieux. En 1996, ces outsiders ont créé l’agence Comsport et se sont fait remarquer avec la Slam Nation qui réunit une équipe de dunkers. Ils n'ont pas compté leurs heures, ont passé des nuits blanches à travailler dans leur petit local vétuste de Saint-Germain-en-Laye, et ne manquaient pas de culot quand il s’agissait de «draguer» des joueurs à fort potentiel.

Les rois du bluff

Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye se souviennent encore de ces moments où ils cachaient la Ford Fiesta à quelques mètres du lieu de leur rendez-vous et faisaient croire à leurs futures recrues qu’ils possédaient de somptueux bolides. Des bolides qu’ils obtenaient en prêt pour quelques minutes après avoir soudoyé les voituriers d’établissements prestigieux. 

Les échecs, ils en ont connu un grand nombre. Les dettes, elles s’accumulaient jusqu’au redressement judiciaire qui durera sept ans. Mais ils se sont toujours relevés, et la chance a fini par leur sourire. Leurs talents ont pour certains été éligibles à la Draft, événement majeur de la ligue de basket nord américaine, et ont signé des contrats avec des équipes. Aujourd’hui, ces petits gars que tout le monde regardait un peu de haut, sont devenus les agents les plus influents que le basket français puisse connaître. Parmi leurs «poulains», des stars comme Nicolas Batum, Rudy Godert, ou un certain... Victor Wembanyama

Pas étonnant que leur parcours hors du commun ait intéressé le cinéma. Et après avoir refusé à plusieurs reprises que leur réussite soit adaptée sur grand écran, Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye ont finalement accepté le scénario d’Anthony Marciano. «C’est exactement ce qu’on a vécu», se félicite Bouna Ndiaye. Quant au cinéaste, il explique dans les notes de production : «On n’imagine pas à quel point les grands empires reposent sur une succession d’échecs. Cette persévérance m’amuse, et ces gens-là, qui se lancent à corps perdu dans une aventure auxquels ils croient plus que tout, et qui y parviennent, me fascinent globalement. Encore plus lorsque cela concerne un ou une Française». 

A l’écran, Anthony Marciano a choisi le duo Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi pour incarner ces passionnés. Des acteurs, eux aussi amis dans la vie, qui ont partagé l’affiche de cinq autres films, dont «Pourquoi tu souris ?» (2024) et «I love Peru» (2025). Le résultat est à la fois drôle et touchant. Un buddy movie qui fait du bien et qui n’intéressera pas que les amateurs de basket. 

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