Les vacances sont l’occasion idéale de ralentir le rythme, de flâner sans contrainte et de pousser la porte des musées. Voici cinq nouvelles expositions parisiennes à ne pas manquer.
«Calder. Rêver en équilibre»

Tout semble en apesanteur à la Fondation Louis Vuitton. L’Américain Alexander Calder (1898-1976), maître des mobiles, y est célébré à l’occasion du centenaire de son arrivée en France et des cinquante ans de sa disparition. Avec «Calder. Rêver en équilibre», l'institution présente une rétrospective d'envergure qui se déploie telle une chorégraphie aérienne. Sculptures abstraites faites de bois et de fil de fer, peintures, dessins, bijoux... Près de 300 œuvres retracent un demi-siècle de création. En filigrane, ses affinités avec Piet Mondrian et Pablo Picasso éclairent encore davantage son œuvre.
«Calder. Rêver en équilibre», du 15 avril au 16 août 2026, Fondation Louis Vuitton, Paris (16e).
«Michel-Ange Rodin. Corps vivants»

Au musée du Louvre, l’exposition «Michel-Ange Rodin. Corps vivants» orchestre un face-à-face saisissant et inédit entre deux maîtres de la sculpture occidentale. Trois siècles les séparent, mais une même obsession les unit : saisir l’élan intérieur du corps, donner chair à l’âme. De la Renaissance aux prémices de la modernité, près de 230 œuvres - marbres, bronzes, plâtres, terres cuites - se répondent dans les allées. Parmi les pièces majeures, figurent «L'Esclave mourant» et «L'Esclave rebelle» de Michel-Ange (1475-1564), et «L’Âge d’airain», premier grand bronze d'Auguste Rodin (1840-1917). Une confrontation audacieuse entre filiations et ruptures.
«Michel-Ange Rodin. Corps vivants», du 17 avril au 20 juillet 2026, Musée du Louvre, Paris (1er).
«Marilyn Monroe : 100 ans !»

À l’occasion du centenaire de la naissance de Marilyn Monroe, la Cinémathèque française, quant à elle, consacre une grande exposition à l'actrice mythique de l'âge d'or d'Hollywood, disparue prématurément en 1962, à l'âge de 36 ans. Intitulée «Marilyn Monroe : 100 ans !», elle propose de redécouvrir l’artiste exigeante derrière le mythe. Costumes originaux, photographies, extraits de films et documents rares retracent la trajectoire fulgurante de la star, devenue dans les années 1950, et en à peine une décennie de carrière, l’un des visages les plus emblématiques du star-system. Mais l’exposition s’attache surtout à déplacer le regard. Longtemps réduite à son statut de sex-symbol ou à ses clichés iconiques, Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortenson, se révèle dans toute l’étendue de son talent, loin des clichés qui ont trop souvent résumé sa vie.
«Marilyn Monroe : 100 ans !», du 8 avril au 26 juillet 2026, La Cinémathèque française (Paris 12e).
«Video Games & Music»

La partie commence à la Philharmonie de Paris. Du minimaliste Pong, premier jeu d’arcade de l’histoire, aux orchestrations épiques de Final Fantasy et d'Assassin's Creed, l’exposition «Video Games & Music» retrace un demi-siècle d’innovation musicale, depuis les premières notes composées dans les laboratoires de recherches des années 1960. Pensé comme une véritable expérience sensorielle teintée de nostalgie, le parcours est ponctué d’une vingtaine d’installations interactives, pour jouer, écouter et expérimenter. Chaque dispositif entend montrer au public comment la musique vidéoludique transcende sa fonction première pour devenir un art à part entière. Une sortie idéale à partager en famille pendant les vacances, en sachant que les gameurs et mélomanes ont jusqu'au 1er novembre prochain pour venir appuyer sur «play».
«Video Games & Music», jusqu'au 1er novembre 2026, Philharmonie de Paris (Paris 19e).
«K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène»

Phénomène planétaire réunissant l’ensemble des produits et rituels de beauté venus de Corée du Sud, la K-Beauty est plus qu’une simple tendance cosmétique. Elle incarne une philosophie du soin à part entière, fondée sur un subtil équilibre entre naturel et sophistication, et patiemment façonnée au fil des siècles. Une histoire faite de transmissions, d’influences et de réinventions que le musée Guimet entreprend de raconter depuis la fin du XVIIIe siècle, jusqu’à la vague K-Pop. Visible jusqu'au 6 juillet, l'exposition nous plonge d’abord au cœur de la dynastie Joseon où s’imposent des canons raffinés : peau pâle, silhouettes fluides, coiffures impeccables - le corps comme reflet de l’âme et de la vertu. Peintures, photographies, objets et publicités retracent ensuite les métamorphoses du XXe siècle, puis les années 2000, où la Hallyu, la vague culturelle sud-coréenne, propulse la K-Beauty sur la scène internationale, consacrant une esthétique hybride, entre héritage ancestral et innovation. Un parcours qui séduira autant les adeptes de skincare que les amateurs de récits culturels.
«K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène», jusqu’au 6 juillet, Musée Guimet (Paris 16e).