Après avoir tenté de faire interdire la diffusion de la série documentaire «Sean Combs : l'heure des comptes», Diddy et ses avocats n’ont pas abandonné l’idée d'intenter un procès contre Netflix et le rappeur 50 Cent, qui en est un des producteurs.
Ils n’ont pas dit leur dernier mot. Après leur tentative infructueuse de faire interdire la diffusion de la série documentaire «Sean Combs : l'heure des comptes», Diddy et son équipe juridique pourraient déposer une plainte contre Netflix et le rappeur 50 Cent, qui figure parmi les producteurs, en raison notamment de l’utilisation de vidéos considérées comme volées.
«Sean Combs et son équipe continuent de contempler leurs options concernant la série documentaire de Netflix et les vidéos volées», a expliqué un porte-parole du fondateur du label Bad Boys Records dans un communiqué envoyé au site américain Deadline. Ce n’est pas la première fois que Netflix est accusée d’avoir utilisé des vidéos «volées». En 2022, ils avaient été la cible d’une plainte concernant le documentaire «Orgasm Inc : l’histoire de One Taste», avant de ressortir vainqueur du tribunal.
Une vidéo obtenue légalement ?
En réponse aux accusations de vidéos volées, Netflix avait partagé une déclaration de la réalisatrice de la série documentaire, Alexandra Stapleton, qui attestait avoir obtenu les images légalement. «Elles nous ont été remises, nous les avons obtenues légalement et nous détenons les droits nécessaires. Nous avons remué ciel et terre pour garder confidentielle l’identité du réalisateur qui nous les a fournies. Une chose à savoir sur Sean Combs : il se filme constamment, c’est une obsession depuis des décennies. Nous avons aussi contacté à plusieurs reprises l’équipe juridique de Sean Combs pour une entrevue et un commentaire, mais nous n’avons jamais reçu de réponse», avait-elle déclaré.
De manière intentionnelle, le documentariste de Sean Combs, Michael Oberlies, avait expliqué, le 10 décembre dernier, qu’une troisième partie était en possession des images, et que celles-ci ont été transférées alors qu’il était en déplacement. «Les vidéos en question n’ont pas été publiées par moi ou une quelconque personne autorisée à détenir les images de Sean Combs. Cela a été fait par une troisième partie qui devait me suppléer pour trois jours pendant un déplacement», a-t-il expliqué.
Pour rappel, Sean Combs a été reconnu coupable début octobre de «transport de personnes à des fins de prostitution». Le rappeur été condamné à passer 30 mois derrière les barreaux. Sa libération a été fixé au 25 mai 2028 selon les dernières informations publiées par le Bureau fédéral des prisons. Ses avocats continuent d’essayer d’obtenir une remise de peine. La série documentaire «Sean Combs : l'heure des comptes», déclinée en quatre épisodes, est disponible sur Netflix.