Pour Rajoy, l'Espagne n'a "pas besoin aujourd'hui" d'un sauvetage

Le Premier ministre espagnol Mariono Rajoy au sommet européen à Bruxelles, le 14 décembre 2012 [Georges Gobet / AFP] Le Premier ministre espagnol Mariono Rajoy au sommet européen à Bruxelles, le 14 décembre 2012 [Georges Gobet / AFP]

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a réaffirmé vendredi que l'Espagne n'avait "pas besoin aujourd'hui" d'un sauvetage global de son économie pour soulager les tensions autour de la dette du pays.

"Nous n'utiliserons ce mécanisme que si c'est nécessaire pour les intérêts de Espagnols", a déclaré M. Rajoy en marge du sommet européen à Bruxelles, interrogé par la radio Cadena Ser sur un éventuel recours de l'Espagne au mécanisme d'achat de dette par la Banque centrale européenne (BCE).

"Si ce n'est pas le cas, je ne vais pas l'utiliser. Nous n'en avons pas besoin aujourd'hui et donc, nous ne l'avons pas demandé", a-t-il ajouté.

"Si nous en avons besoin, nous l'utiliserons et je ne connais aucun pays qui dise autre chose", a ajouté le chef du gouvernement espagnol qui a de nouveau salué l'accord obtenu au sommet sur la supervision bancaire.

Mariano Rajoy a déjà laissé entendre en novembre que cette demande n'interviendrait pas d'ici la fin de l'année, l'Espagne ayant déjà couvert la totalité de son financement à moyen et long terme pour 2012.

La perspective d'une demande de sauvetage global pour son économie, quatrième de la zone euro, plane depuis des mois sur l'Espagne, chahutée sur les marchés car suscitant une grande méfiance des investisseurs.

Cette demande est la condition posée par la Banque centrale européenne (BCE), en septembre, pour activer un programme de rachat de dette souveraine sur le marché secondaire qui devrait permettre de réduire le coût élevé que paie l'Espagne pour se financer.

Après les sommets records atteints en juillet, les tensions autour de la dette espagnole se sont toutefois apaisées depuis l'annonce de la BCE, même si le taux que le pays doit concéder pour se financer à dix ans, l'échéance-phare, reste très élevé à plus de 5,7%.

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