Le Medef dévoile son plan pour la création d'emplois

Le président du Medef, Pierre Gattaz, le 3 juillet 2013 à Paris [Eric Piermont / AFP] Le président du Medef, Pierre Gattaz, le 3 juillet 2013 à Paris [Eric Piermont / AFP]

Le leader de l'organisation syndicale, Pierre Gattaz, dévoilera une trentaine de préconisations ce mercredi 24 septembre.

 

Ironie du calendrier. Alors que les chiffres du chômage du mois d’août seront publiés mercredi soir, le Medef s’apprête, le matin même, à dévoiler un plan destiné à relancer la création d’emploi. Une trentaine de mesures qui permettraient, selon le leader de l’organisation patronale, Pierre Gattaz, de voir apparaître un million de postes supplémentaires dans l’Hexagone.

Sa prise de parole devrait être particulièrement scrutée par le gouvernement et les syndicats. Elle a été décalée d'une semaine, officiellement pour ne "pas s'insérer dans une séquence politique" (alors que s'enchaînaient le vote de confiance de Manuel Valls et la conférence de presse de François Hollande).

 

Des premières pistes très critiquées

Mais il se pourrait que ce report soit également dû à une volonté, de la part du patronat, de calmer le jeu. En effet, les premières pistes explorées par le Medef, qui avaient fuité dans la presse la semaine dernière, avaient suscité un véritable tollé.

Politiques comme syndicats s'étaient alors insurgés contre ce qu'ils ont qualifié de "provocations". De la suppression des 35 heures à l’instauration d’un salaire temporaire inférieur au Smic, en passant par l'ouverture des magasins le soir et le dimanche, le projet supposé de Pierre Gattaz avait été vilipendé de tous les côtés. "Aucune de ces propositions ne verra le jour sous cette majorité. Pas une !" avait même tonné Bruno Le Roux.

 

Faire évoluer le modèle social français

Forcé de jouer l'apaisement, le Medef avait alors déclaré que ce n’était là qu’une version "provisoire" du projet final. Pierre Gattaz pourrait donc édulcorer un peu son plan mercredi matin, en prônant notamment un assouplissement plutôt que la suppression des 35 heures.

Reste qu’il est indispensable, selon le président du Medef, de faire évoluer le modèle social français. "On veut nous imposer un carcan de rigidité, regrettait-il récemment dans une interview à Ouest-France. Les lignes doivent bouger, y compris dans la tête de ceux qui nous gouvernent."

 

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