France : 53,8 milliards d'euros de déficit commercial

Le logo de l'euro devant le siège de la BCE, en février 2013 à Francfort[Daniel Roland / AFP/Archives]

Le déficit commercial de la France s'est établi à 53,8 milliards d'euros en 2014, en baisse de 11,5% par rapport à l'année précédente, ont annoncé les Douanes vendredi.

 

Les importations ont diminué de 1,6%, à 491,1 milliards d'euros, tandis que les exportations ont légèrement progressé de 0,1%, à 437,3 milliards d'euros.

"Le déficit commercial se réduit pour la troisième année consécutive", a observé Matthias Fekl, secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, dans un communiqué. Le solde s'est amélioré de 27,8% depuis le record abyssal de 2011 (74,5 milliards d'euros).

 

Un déficit hors énergie en augmentation

L'amélioration constatée en 2014 "découle de la baisse des importations d'énergie, elle-même liée à la baisse du prix du pétrole et à une diminution des quantités importées au cours de l'année", précise M. Fekl. Depuis l'été dernier, les prix du brut ont chuté d'environ 60%, allégeant considérablement le coût des importations.

Le déficit hors énergie a en revanche augmenté de près de 35%, à 16,7 milliards d'euros. Les secteurs agroalimentaire et pharmaceutique ont notamment dégagé de moindres excédents qu'en 2013, indique le secrétaire d'Etat.

 

Hausse des exportations françaises vers l'Asie

A l'inverse, l'excédent des produits chimiques, parfums et cosmétiques "s'est accru de plus de 15%", à 10,8 milliards d'euros et l'aéronautique a dégagé "un nouvel excédent record" de 23,6 milliards d'euros.

Les parts de marché mondiales de la France se sont stabilisées à 3,1% des échanges mondiaux, grâce notamment à l'augmentation des exportations vers la Chine et la Corée du Sud et malgré "un repli" des ventes vers le Brésil, l'Inde, la Russie et la Turquie.

 

Des perspectives pour 2015 soutenues par la baisse de l'euro et du prix du pétrole

"Les perspectives pour 2015 devraient être soutenues par la baisse récente de l'euro et du prix du pétrole", a ajouté M. Fekl.

Le déficit commercial ne prend en compte que les échanges de biens. Ceux de services ainsi que les activités de négoce, répertoriés dans la balance des paiements, sont, eux, largement excédentaires.

 

Des excédents qui contrebalancent le déficit des biens

Selon une extrapolation, l'excédent des services est de 16 milliards d'euros et celui du négoce international (activité d'achat et de revente de marchandises à des non résidents, sans que celles-ci franchissent physiquement la frontière française) est de 20 milliards. "Ces deux postes contrebalancent à hauteur de deux tiers le déficit des biens", a souligné M. Fekl.

Il n'en déplore pas moins "les difficultés structurelles connues et confirmées en 2014: "Sur dix primo-exportateurs (entreprises qui se lancent à l'export, ndlr) trois sont encore présents à l'exportation l'année n+1 et un est encore présent l'année n+3", a-t-il précisé.

 

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