Regain d'optimisme pour le marché automobile

Au total, 477.326 voitures particulières neuves ont été immatriculées sur le territoire français au premier trimestre. [Philippe Huguen / AFP/Archives]

Les constructeurs automobiles ont fait part mercredi d'un regain d'optimisme quant au marché français du neuf et prévoient désormais une croissance de 2% en 2015, après un premier trimestre marqué par une hausse de 6,9% des immatriculations.

 

En mars, ces immatriculations ont bondi de 9,3% à 196.572 unités par rapport au même mois de 2014. "Un grand mois", a commenté le président du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), Patrick Blain.

Même si cette progression vigoureuse s'explique par un mois de mars 2014 relativement faible et un jour ouvrable supplémentaire cette année, les 6,9% vus depuis le début de l'année semblent montrer que "la France est sur une tendance de rattrapage en pourcentage de l'évolution européenne" selon M. Blain, les immatriculations dans l'UE ayant progressé de 7% au cours des deux premiers mois de l'année.

Du coup, le CCFA, qui tablait auparavant sur une année 2015 stable par rapport à 2014, prévoit désormais une croissance de 2%, a révélé M. Blain selon qui, "depuis le mois de janvier, le marché frémit. L'économie frémit"."C'est une bonne surprise, on ne voyait pas forcément le marché à ce niveau-là il y a deux ou trois mois", a affirmé à des journalistes le directeur commercial de Renault pour la France, Philippe Buros.

 

Une tendance supérieure aux attentes

Ces chiffres confirment "une tendance très positive, supérieure à ce qui était attendu", a renchéri Jean-François Belorgey, expert du secteur automobile chez EY, en évoquant "une divine surprise". Il a toutefois appelé à la prudence, car au cours des "deux premiers mois de 2015, le marché avait beaucoup progressé à cause des ventes tactiques" (loueurs de courte durée, auto-immatriculations par les concessionnaires...). "Il faut être prudent et avoir l'assurance que la croissance de ce premier trimestre est vraiment saine", explique cet expert.

Avec 1,8 million de voitures, l'année dernière s'était terminée sur une très faible hausse (+0,3%) qui avait toutefois permis de stopper l'hémorragie de la crise.

 

Dacia ralentit, le luxe accélère

Même si les constructeurs français ont profité du dynamisme du marché le mois dernier, avec une croissance des volumes de 8,1% pour Renault et 7,9% pour PSA Peugeot Citroën, ce sont les groupes étrangers qui ont tiré leur épingle du jeu (+11,1%).

Même tendance pendant les trois premiers mois de l'année, les importateurs ayant progressé de 10,9% et les constructeurs français de 3,8%. PSA (+4,6%) a davantage brillé que Renault (+2,9%) pendant cette période. Ce dernier groupe a pâti d'un repli de sa marque à bas coût Dacia (-13,6%). 

 

Les constructeurs monopolisent le top 10

Au total, 477.326 voitures particulières neuves ont été immatriculées sur le territoire français au premier trimestre. Les deux groupes français se consolent d'une croissance moins élevée que celle des étrangers en détenant 55% de parts de marché et en monopolisant le "Top 10" des véhicules particuliers vendus en France lors des trois premiers mois de 2015. Première, la Renault Clio a capté 6% du marché, devant sa concurrente Peugeot 208 (4,7%) et le petit "crossover" de la marque au losange, le Captur (4,1%).

Le groupe Volkswagen, premier des étrangers en volume avec 12,2% du marché pendant le trimestre, ne croît toutefois que de 2,7%, la palme de la progression des généralistes revenant à Ford, deuxième en terme d'unités avec une croissance de 23,9%. Troisième, Nissan, partenaire de Renault, détient 4,3% du marché (+13,8%), juste devant un autre groupe japonais, Toyota.

 

La forme insolentes des voitures allemandes

Seul groupe dans le rouge sur le trimestre, General Motors (-13,8%) continue à payer sa décision de cesser de commercialiser Chevrolet en Europe. En revanche, les Allemands spécialisés dans le haut de gamme affichent une forme insolente en ce début 2015: +24,6% pour BMW (avec Mini) et +36,5% chez Mercedes (dont Smart).

"La tendance de fond semble bien être de voir les marques +premium+ grignoter des parts de marché, ça s'inscrit dans le retour d'un marché un peu meilleur" selon M. Belorgey, ce qui expliquerait aussi la méforme de Dacia: "Quand le marché va bien, les clients achètent sans doute des voitures un peu plus chères."

 

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