Prêt Immobilier : le point sur les différentes aides

Il faut solliciter son banquier pour savoir si l'on peut avoir droit à des prêts aidés comme le PTZ.[Meigneux/Sipa]

En complément du crédit principal accordé par les banques, de nombreux prêts à taux préférentiels ou nuls peuvent être demandés afin d’alléger leurs mensualités. Ce coup de pouce non négligeable est considéré comme de l’apport personnel dans le plan de financement. 

Le prêt à taux zéro

Le prêt à taux zéro, ou plus communément appelé PTZ, est destiné aux personnes qui achètent leur première résidence principale. Depuis le 1er janvier 2015, cette aide permet, outre un bien neuf, l’acquisition d’un logement ancien, implanté en zone rurale et sous conditions de travaux d’amélioration. Le PTZ ne peut excéder les 89 700 eu­ros. Il est, par conséquent, recommandé de le compléter avec d’autres prêts immobiliers ou un apport personnel. Soumis à certaines conditions, le montant de l’aide dépend du niveau de revenus des futurs propriétaires. Plus les sommes perçues sont élevées, plus la durée du remboursement est courte. Celle-ci oscille entre douze et vingt-cinq ans.

Le prêt action logement

Ce prêt s’adresse aux salariés d’une entreprise privée, non agricole, de plus de dix personnes et aux retraités depuis moins de cinq ans. Il concerne les primo-accédants ainsi que les personnes qui sont contraintes de déménager pour des raisons professionnelles. Son versement ne peut excéder vingt ans. Quant aux montants, ils varient entre 7 000 et 25 000 euros en fonction de la zone géographique. Le prêt action logement représente, au maximum, 30 % du coût total de l’opération. Pour en bénéficier, le salarié doit acheter un logement neuf ou ancien (qui sera sa résidence principale), sans travaux, et déposer une demande auprès de son employeur. A noter que ce prêt n’est pas lié au contrat de travail. Ainsi, l’employé ne doit pas rembourser une quelconque somme à l’entreprise s’il décide de la quitter.

L’aide des collectivités locales

Certaines villes et communautés d’agglomération soutiennent les ménages primo-accédants. Des aides souvent soumises aux conditions de ressources. A Paris, par exemple, le prêt logement à 0 % concerne les personnes qui peuvent justifier d’un an de résidence sur le territoire parisien. Cumulable avec le PTZ de l’Etat, il se négocie avec une banque ayant signé une convention avec la ville. Une personne seule peut espérer 24 200 euros, un ménage d’au moins deux personnes, 39 600 euros. Des villes comme Nice ou Tours octroient également des prêts pour faciliter l’accession à la propriété. Il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès des services compétents de sa mairie. •

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