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COP27 : les 3 enjeux de la conférence internationale sur le climat qui s'ouvre aujourd'hui en Egypte

La COP27, qui commence ce dimanche, se tient à un moment déterminant dans une planète plus que jamais fragilisée. [AP]

La COP27, qui commence aujourd'hui en Egypte, réunit les dirigeants du monde entier pour débattre sur la mise en place de solutions collectives pour répondre aux menaces du changement climatique. Cette année, ce rendez-vous fait face à trois principaux enjeux.

Un congrès de tous les défis. Dans un contexte sans précédent de vagues de chaleurs, inondations ou encore fonte des glaciers, la Conférence de Charm el-Cheikh, plus connue sous le nom de COP27, se tient du 6 novembre au 18 novembre 2022, en Egypte. Un rendez-vous aux objectifs multiples.

ecouter les pays vulnerables

Pour les pays du Sud, cette COP27 est l'occasion d'être écoutés et de se faire entendre. Les pays d'Afrique, qui considèrent cette COP comme «africaine», sont les plus vulnérables et subissent de plein fouet les répercussions du réchauffement climatique.

La vulnérabilité du continent découle de sa géographie, avec de nombreux fleuves qui l'expose à de graves inondations, par exemple. De plus, la hausse des températures augmente le risque de maladie. Or, les systèmes sanitaires sont insuffisants. Des éléments qui mettent le continent africain sur le devant de la scène de l'urgence climatique.

Selon le programme alimentaire de l'ONU, 22 millions de personnes sont par exemple menacées par la famine au Kenya, en Somalie, ou encore en Ethiopie. Une conséquence directe de la sécheresse qui frappe ces foyers qui n'ont pas vu la pluie depuis quatre saisons.

L'écart entre pays du Nord et pays du Sud, de plus en plus croissant, va être au coeur des débats. 

accelerer l'adaptation

Les incendies qui ont décimé la Gironde en juillet dernier ou encore les inondations dévastatrices qu'a connu le Pakistan prouvent que le changement ou dérèglement climatique est là. Désormais, il n'est plus question d'anticiper ou de prévenir, les pays doivent s'y adapter. 

Le programme de travail de Glasgow-Charm-el-Cheik, lancé lors de la COP26 écossaise, vise à prioriser et à améliorer l'adaptation mondiale à ces bouleversements climatiques.

A l'heure de la sobriété énergétique, certaines mesures d'atténuation sont réalisables : déplacement des cultures, extension des collectes d'eau de pluie, consolidation des dunes...

Des solutions imaginées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont les préconisations doivent être étudiées par les leaders mondiaux.

mobiliser les pays riches

La question du financement climatique reste un des objectifs de cette conférence des Nations unies pour le climat. Pour aider les pays les plus pauvres, les Etats plus développés s'étaient engagés, en 2009, à porter plus de 100 milliards d'euros par an. Une promesse non tenue, en 2020 seulement 80 milliards d'euros ont été déclarés.

Les dégâts irréversibles causés par le dérèglement climatique, appelés «pertes et dommages» ne peuvent être financés que par l'aide des fortes puissances. En effet, il est urgent pour les pays les plus vulnérables de pouvoir accéder à des technologies plus respectueuses de l'environnement ou de pouvoir s'adapter suite aux évènements météorologiques extrêmes.

Pour les experts, une relation de confiance entre les Etats du Nord et du Sud doit être instaurée. Car «notre monde ne peut plus se permettre de greenwashing, de faux-semblants et de retardataires», insiste Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.

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