Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Typhon, ouragan, cyclone : pourquoi trois appellations différentes pour un seul phénomène ?

Même si les appellations se différencient, ces trois termes caractérisent un tourbillon de pression centrale très basse qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord). [REUTERS]

Ouragan, typhon ou cyclone ? Plus ou moins destructrices, ces perturbations atmosphériques se forment chaque année au-dessus des océans tropicaux. Et depuis la semaine dernière, l'ouragan Melissa sévit dans l'Atlantique nord-ouest. Mais qu'est ce qui justifie ces trois appellations ? 

L'ouragan Melissa balaye l'ouest du Pacifique depuis plusieurs jours, devenant le 4e plus puissant recensé dans l’Atlantique depuis le début des mesures avec une pression minimale entre 896 et 893 hectopascals. Plus encore, il pourrait être le plus violent à toucher terre en Jamaïque et a déjà fait plusieurs morts sur son parcours. 

De plus, selon la Croix-Rouge, l'ouragan Melissa pourrait toucher au moins 1,5 million de personnes. Avec des vents soufflant jusqu'à 280 kilomètres par heure, l'ouragan de catégorie 5, la plus élevée, est déjà responsable de trois décès en Jamaïque, trois en Haïti et un en République dominicaine. 

Au total, trois types de perturbations peuvent exister dans les zones tropicales pour désigner un seul et unique phénomène météorologique extrême : le typhon, l’ouragan et le cyclone tropical. Toutefois, l’appellation se différencie selon la localisation et le niveau de danger du phénomène en question.

«Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité : ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30° N et 30° S) accompagné de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c'est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l'échelle de Beaufort)», note Météo-France.

Une dépression tropicale

Tout d’abord, les violentes perturbations atmosphériques surgissent lorsque la température de l’océan s’élève dans les 60 premiers mètres pour permettre une évaporation intense et des transferts d’humidité de l’océan vers l’atmosphère.

Les trois perturbations commencent par une dépression tropicale, une perturbation cyclonique dont la vitesse de vent est inférieure à 63 km/h. Dès lors que l’intensité du vent passe ce cap, on atteint le stade de tempête tropicale. Lorsque les rafales dépassent 117 km/h, on parle alors de cyclone, d'ouragan, ou de typhon.

Toutefois, la désignation du type de phénomène varie selon l’endroit du globe où il se produit. «Le terme cyclone ou cyclone tropical est réservé à l'océan Indien et au Pacifique sud. On parle en revanche d'ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est et enfin de typhon dans le Pacifique nord-ouest», affirme Météo-France.

L'ouragan

Concrètement, en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est, les tempêtes portent le nom «d’ouragan» (ou Hurricane en anglais en référence à Hunraken, nom du dieu du mal dans les Caraïbes) lorsque l’intensité du vent dépasse les 119 km/h. Ce phénomène est divisé en cinq catégories selon la force des rafales.

Pour classer l’ouragan selon son intensité, les météorologues utilisent l’échelle de Saffir-Simpson.

Le typhon

Dans la région nord-ouest du Pacifique, ces mêmes tempêtes sont appelées «typhons». Ce terme vient du chinois «t’ai fung», qui signifie «grand vent», qui a donné l'indien toofan, l'arabe tufan, le portugais tufão et l'anglais typhoon.

Le cyclone

En parallèle, dans le sud-est de l’océan Indien, dès lors que les rafales se situent entre 131 km/h et 180 km/h, il s’agit d’un «cyclone tropical». De 180 km/h à 239 km/h, on parle alors d’un «cyclone tropical intense». Au-delà de 239 km/h, le cyclone devient «très intense».

Par ailleurs, les cyclones peuvent être très dévastateurs et leurs conséquences peuvent être terribles, d’où l’importance des actions de prévention.

Même si les appellations se différencient, ces trois termes caractérisent un tourbillon de pression centrale très basse qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord).

Ces tourbillons se déplacent à une vitesse de 20 à 30 km/h et s’étendent sur 500 à 1.000 km. Les vents les plus violents se rencontrent autour de l’œil, une zone d’accalmie.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités