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Un fabuleux cimetière de baleines découvert au fond de l’océan Indien, avec des ossements de plus de 5 millions d’années

Après près de 30 plongées, les chercheurs ont inspecté 485 sites renfermant des fossiles ou des carcasses de cétacés. [© @AuCoeurAnimaux]

Des chercheurs chinois ont annoncé, le 10 juin, la découverte d'un immense cimetière de baleines dans le sud-est de l'océan Indien. Situé à près de 7 kilomètres de profondeur, le site abrite des centaines de fossiles, dont certains sont âgés de plus de 5 millions d'années.

C'est une découverte qui pourrait bien occuper les scientifiques pendant encore des années. Dans le sud-est de l'océan Indien, un immense cimetière de baleines s'étendant sur près de 1.200 kilomètres a été découvert à environ 7 kilomètres de profondeur, selon une étude publiée le 10 juin dans la revue scientifique Nature.

Le site se trouve dans la zone de fracture de Diamantina, une région du plancher océanique particulièrement difficile d'accès. Mais ce n'est pas seulement sa taille qui impressionne les chercheurs. Certains des fossiles retrouvés sur place seraient âgés de plus de 5,3 millions d'années.

Cette vaste nécropole sous-marine a été mise au jour par une équipe de chercheurs chinois, italiens et néo-zélandais. Au-delà des restes de baleines, les scientifiques estiment que plusieurs espèces observées dans la zone pourraient être inconnues de la science.

Une découverte «totalement inattendue»

Après près de 30 plongées, les chercheurs ont inspecté 485 sites renfermant des fossiles ou des carcasses de cétacés. Ils y ont notamment retrouvé le squelette d'une espèce disparue vieille de plusieurs millions d'années ainsi qu'une nouvelle espèce, baptisée Pterocetus diamantinae en hommage à la zone de Diamantina.

Le secteur abrite aussi tout un écosystème des profondeurs. Méduses, vers marins et crustacés profitent de ces carcasses disséminées sur le fond de l'océan pour se nourrir.

«La découverte d'une nécropole de cette ampleur était totalement inattendue», a réagi Xiaotong Peng, coauteur de l'étude. Selon le chercheur, ni l'étendue du site, ni l'ancienneté des fossiles ne correspondaient aux hypothèses initiales de l'équipe.

Pour Stephen J. Godfrey, chercheur au Calvert Marine Museum, cette découverte est tout simplement «véritablement unique». De nouvelles expéditions pourraient désormais permettre de révéler d'autres fossiles et espèces encore inconnus. 

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