Luc Abalo : "On n’a plus le droit de perdre"

Luc Abalo.[ROBERT ATANASOVSKI / AFP]

Pour le PSG Handball, chaque match est déjà capital. Car avant de recevoir Toulouse, ce soir, de son antre de Coubertin, pour le compte de la 10e journée, le club parisien est relégué à trois longueurs du leader montpelliérain.

 

Luc Abalo et ses coéquipiers ne peuvent plus se permettre de laisser trop de points en route s’ils ne veulent pas revivre le scénario de la saison dernière. Lorsqu’ils s’étaient fait chiper le titre par Dunkerque à la surprise générale.

 

Comment vous sentez-vous physiquement ?

Je n’ai pas rejoué depuis cinq semaines. La durée d’absence est de quatre semaines normalement pour une grosse élongation. Mais là, c’était entre l’élongation et la déchirure, donc ça dure plus longtemps. J’avais du mal à marcher les deux premières semaines, mais je commence à me sentir beaucoup mieux.

 

Êtes-vous impatient de retrouver les terrains ?

A Paris, le staff fait toujours très attention aux joueurs. On prend toujours le temps pour revenir dans les meilleures conditions. Mais j’ai hâte de reprendre. J’ai envie de jouer. Mais il faut savoir être patient et éviter de reprendre trop tôt pour ne pas risquer une nouvelle blessure.

 

Trouvez-vous le temps long ?

Je n’avais pas l’habitude de voir les matchs dans les tribunes. Depuis que je fais du handball, je n’ai pas souvent été blessé. J’ai toujours eu l’habitude de jouer et d’être sur le terrain.

 

Comment avez-vous vécu les derniers résultats du PSG ?

Pas toujours très bien car l’équipe n’a pas enregistré les résultats escomptés. D’autant que j’avais envie d’aider mes coéquipiers. Mais je me trouvais dans les tribunes et j’étais donc impuissant. On ne traverse pas forcément une bonne période. Mais nous avons des joueurs d’expérience et nous savons comment réagir. Et nous devons le faire au plus vite.

 

Avez-vous une explication aux difficultés rencontrées par le PSG ?

Il n’y a jamais rien facile, surtout pour le PSG. Et puis, le championnat de France est devenu très relevé. Il n’y a plus d’équipes, comme Montpellier, capable de dominer le championnat pendant plusieurs saisons. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont accompli par le passé. Aujourd’hui, les huit premières équipes du championnat peuvent prétendre à lutter pour le titre. Ce n’était pas le cas avant. Il y a moins de hiérarchie par rapport aux années précédentes.

 

Le championnat peut-il vous échapper comme la saison dernière ?

Bien sûr qu’il peut nous échapper. Quand on regarde notre classement, il est difficile de prétendre le contraire. Mais il faut être confiant. On peut encore revenir. Pour cela, on doit se mettre dans la tête qu’on n’a plus le droit de perdre. On doit jouer tous les matchs comme une finale. A commencer par celui face à Toulouse, mercredi, devant notre public à Coubertin.

 

Face à cette concurrence, les objectifs du club ont-ils changé ?

En début de saison, on s’était fixé comme objectif de remporter toutes les compétitions. Ce ne sera pas le cas de la Coupe de la Ligue. Mais il faut toujours viser très haut pour espérer gagner quelque chose. J’ai eu de la chance de jouer dans des grandes équipes, et aujourd’hui, Paris n’est pas loin de ces grandes équipes. Et on a l’ambition de devenir une grande équipe. A partir du moment où on aura mis tous les ingrédients, on gagnera des titres. Mais c’est un gros travail…

 

A terme, l’objectif reste de remporter la Ligue des champions ?

A court terme même. Mais nous devons fonctionner par étapes pour arriver jusqu’à la Ligue des champions. Pour espérer la gagner, nous devons d’abord maitriser notre championnat. En être le leader incontesté. Mais on ne se dit pas pour autant qu’on ne pas encore gagner la Ligue des champions. Ça peut arriver en fin de saison.

 

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