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Mort de Shaïna : l’ex-petit ami définitivement condamné pour assassinat après avoir renoncé à faire appel

L'auteur de ce crime, condamné le 10 juin, «n’a pas interjeté appel». [François NASCIMBENI / AFP ]

Condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs de l'Oise pour l'assassinat de Shaïna, l’ex-petit ami de la victime n’a pas fait appel de la condamnation, désormais définitive.

La sanction est définitive. La condamnation de l’ex-petit ami de Shaïna, l’adolescente brutalement assassinée en 2019, est officiellement devenue définitive ce mercredi 21 juin. «L'auteur de ce crime», condamné le 10 juin, «n’a pas interjeté appel», a affirmé le procureur de la République de Senlis, Loïc Abrial, dans un communiqué.

Après lecture «de la motivation de l’arrêt, au regard de la déclaration de culpabilité obtenue et de la peine prononcée proche du maximum légal encouru par un accusé mineur», le ministère public «n’a pas non plus interjeté appel», a-t-il ajouté.

Le magistrat avait demandé à l'audience la levée de l'excuse de minorité de l'accusé, âgé de 17 ans au moment des faits, permettant de porter la peine maximum de 20 à 30 ans de réclusion criminelle. Il avait ainsi pu requérir une peine de 30 ans pour un crime selon lui «prémédité à chaque étape». Mais la levée de l'excuse de minorité n'a pas été retenue par la cour.

Poignardée avant d’être brûlée vive

Mardi, avant l’annonce du parquet de l’absence d’un nouveau procès, le frère de Shaïna s'était exprimé sur Twitter. «La vie de Shaïna ne vaut que 18 ans pour la justice qui est passée à côté de la véritable personnalité de l’assassin», a-t-il écrit.

Le jeune homme a été condamné pour avoir attiré Shaïna, alors âgée de 15 ans, probablement enceinte de lui, dans un cabanon pour la poignarder puis la brûler vive en 2019 à Creil. «Pourquoi ? Pourquoi ?», avait-il réagi, à l'énoncé du verdict, clamant à nouveau son innocence.

En outre, l'adolescente avait déjà été victime deux ans plus tôt d'agressions sexuelles. Selon les parties civiles, l’accusé a pu être mu par la crainte de perdre l'amour de ses parents s'il rompait avec leurs exigences de perfection, sur fond d'interdit religieux autour de la sexualité.

En France, selon les chiffres officiels, une femme meurt tous les trois jours de la violence de son conjoint ou ex-conjoint.

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