Toujours en garde à vue ce lundi 4 décembre, l'auteur de l'attaque terroriste samedi à Paris a été interrogé par les enquêteurs. Certains de ses proches sont également entendus.
En garde à vue dans les locaux de la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, l'auteur de l'attaque terroriste survenue samedi près de la Tour Eiffel, a répondu aux questions des forces de l'ordre. D'après une source proche de l'enquête, il «assume et revendique totalement son geste».
Armand Rajabpour-Miyandoab, Franco-Iranien de 26 ans, a dit avoir agi en «réaction à la persécution des musulmans dans le monde». D'après cette même source il est resté «très froid», «clinique» et «désincarné» lors de l'interrogatoire. Selon nos informations, le suspect observe «une attitude très calme», lors de sa garde à vue.
Selon une source proche du dossier à CNEWS, il aurait en outre affirmé que la France «se rendait complice d'Israël» dans le conflit qui l'oppose au Hamas.
En dehors de l'assaillant, une personne de son entourage était toujours en garde à vue ce lundi soir.
Dans une vidéo publiée sur X avant son passage à l'acte, Armand Rajabpour-Miyandoab a fait allégeance à Daesh, apportant notamment «son soutien aux jihadistes agissant dans différentes zones», selon le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.
D'après une source proche du dossier, les enquêteurs cherchent à présent à déterminer quand les armes utilisées lors de l'agression, un couteau et un marteau, ont été achetées. L'attaque pourrait en effet avoir été préparée «plusieurs semaines» avant le passage à l'acte.
Déjà condamné en 2016
Armand Rajabpour-Miyandoab est «issu d'une famille sans aucun engagement religieux» mais il s'est converti à l'Islam à l'âge de 18 ans et a «très rapidement» versé dans «l'idéologie jihadiste». Il avait notamment noué des liens avec «l'un des futurs auteurs» de l'assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).
En 2016, il avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Impliqué dans un projet d'action violente à La Défense, le quartier des affaires situé à l'ouest de Paris, il est sorti de prison en mars 2020.
Samedi, vers 21h30, Armand Rajabpour-Miyandoab a été interpellé à Paris après l'attaque qui a causé la mort d'un jeune touriste germano-philippin de 23 ans et blessé deux autres personnes. Selon Jean-François Ricard, la première victime a reçu «deux coups de marteau et quatre coups de couteau». L'assaillant a crié plusieurs fois «Allah akbar» et a dit être «muni d'une ceinture d'explosifs».
![[Dimitar DILKOFF / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/attaque-taille1200_656d8abe1e433_0.jpg?itok=hSTUEWTU)
![L'enquête allemande se déroulera en parallèle de celle ouverte en France. [Dimitar DILKOFF / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/design_sans_titre_-_2023-12-04t121241.583_656db4312d204.png?itok=9mNebPqO)