Dès ce lundi 28 avril, et jusqu’au vendredi 23 mai prochain, la cour d’assises de Paris va se pencher sur le cambriolage de la star américaine Kim Kardashian, survenu dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016 dans la capitale. Au total, dix accusés, surnommés les «papis braqueurs», seront jugés.
Un procès attendu de longue date. Neuf ans après le braquage dont a été victime la star américaine Kim Kardashian au coeur de la capitale française, la cour d’assises de Paris se penche, dès ce lundi 28 avril, sur cette affaire. Ce procès, également appelé «procès de la rue Tronchet», du nom du lieu où se sont déroulés les faits, doit durer environ trois semaines, soit jusqu’au 23 mai prochain.
Parmi les douze personnes soupçonnées d’avoir participé au braquage, dix devront être jugées en première instance par la cour d’assises. Il s’agit de Yunice A., Aomar A.K., Harminv A. K., Didier D., Marc-Alexandre B., Florus H., Gary M., Christiane G., François D., et Marc B. Ces dix individus, dont la plupart sont nés entre 1946 et 1962, sont actuellement tous libres sous contrôle judiciaire.
Ceux qui sont connus aujourd'hui sous le surnom des «papis braqueurs» sont tous poursuivis notamment pour «vol en bande organisée avec arme, arrestation, enlèvement et séquestration ou détention arbitraire de plusieurs personnes, et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, au préjudice de Kim Kardashian et d'autres personnes».
Une visite à Paris en marge de la Fashion week
Un 11e accusé ne pourra pas être jugé du 29 avril au 23 mai, et ce «au regard de son état de santé», a précisé la cour d’appel de Paris, tandis que le dernier accusé est, lui, depuis décédé.
En Face, on retrouve quatre parties civiles dans ce dossier, à savoir Kim Kardashian, son garde du corps Pascal L., la société «No Adress France» ainsi que l’agent de sécurité et réceptionniste de l’établissement «No Name» de la rue Tronchet, Abderrahmane O.
Concernant les faits, ceux-ci se sont déroulés alors que la star américaine se trouvait à Paris à l’occasion de la Fashion Week.
A l’époque, cinq individus cagoulés, porteurs de vestes siglées «Police» et munis d’une arme de poing avaient pénétré dans l’établissement hôtelier où était logée Kim Kardashian.
Une expérience traumatisante pour Kim Kardashian
Les malfaiteurs avaient d’abord menacé le réceptionniste Abderrahmane O. avant de le menotter. Puis, parmi ces cinq individus, deux avaient fait irruption dans l'appartement de la star américaine avant de dérober plusieurs bijoux, dont une bague dont la valeur est estimée à plus de 3,5 millions d’euros.
Après ces faits, ils avaient attaché le réceptionniste ainsi que la star américaine puis ils avaient pris la fuite. Contacté en urgence par la styliste de Kim Kardashian, Simone Bretter, le garde du corps de la star était ensuite retourné sur les lieux.
Remarquant l’absence du réceptionniste, il avait ordonné au chauffeur de Kim Kardashian de contacter la police.
Interrogée, Kim Kardashian avait expliqué que les deux hommes ayant fait irruption dans son appartement l’avaient conduite dans sa chambre avant de la pousser sur le lit. Ils lui avaient ensuite attaché les mains avec des câbles en plastique et du scotch. La star avait par la suite été bâillonnée, également avec du scotch.
Kim Kardashian était laissée sur le lit pendant que les malfaiteurs fouillaient la chambre. Elle avait aussi été menacée avec une arme de poing lorsqu’elle répondait qu’elle ignorait où se trouvait sa bague.
L’information judiciaire, ouverte une semaine après les faits et confiée à la Brigade des répressions du banditisme, avait abouti à l’interpellation, le 9 janvier 2017, des individus impliqués dans cette affaire notamment grâce à l’exploitation des données téléphoniques ainsi qu’à une trace ADN de Yunice A. retrouvée sur les lieux. Dès sa garde à vue, ce dernier avait reconnu les faits.