Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Ils ne se sentaient plus en sécurité» : les urgences d'une clinique à Rouen fermées la nuit après l'agression d'un médecin

Après l’agression d’un urgentiste par un patient, dans la nuit du 11 au 12 avril dernier, les soignants de la clinique de l’Europe, à Rouen, ont exercé leur droit de retrait. Durant les jours suivants, l'établissement était fermé toutes les nuits, de 23h à 7h du matin. 

Une violente altercation. Dans la nuit du 11 au 12 avril dernier, un patient a agressé un médecin urgentiste alors qu’il venait de se faire ausculter à la clinique de l’Europe, à Rouen. Les jours suivants, les soignants de l’établissement ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Ainsi, les urgences étaient fermées chaque nuit, entre 23h et 7h du matin.

«Ils ont utilisé leur droit de retrait puisqu’ils ne se sentaient plus en sécurité. Ça faisait déjà un moment qu’on prévenait de ce genre de problème et qu’on laissait faire, jusqu’à ce qu’arrive ce problème», confie Teddy Berron, infirmier au soin intensif de nuit, délégué syndical CGT de la Clinique de l’Europe, à CNEWS.  

«On sentait des tensions monter»

Pour rappel des faits, le patient s’est rendu à la clinique de l’Europe à Rouen, afin de se faire ausculter par un médecin urgentiste de garde. Insatisfait du diagnostic, il a assené un coup de poing au visage du médecin. L’agression a viré à la bagarre, avant que l’homme ne soit finalement maîtrisé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue. 

«On sentait des tensions monter depuis un petit moment. Beaucoup d’agressions verbales, un peu d’intimidations physiques, mais il n’y avait jamais eu de coups jusqu’alors. Là, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase», ajoute Teddy Berron.  

Après cet incident, le niveau de sécurité de la clinique a été revu. «Les revendications qu’on a eues, c’est d’augmenter le niveau de sécurité par la présence d’un agent en permanence, de nuit. C’est une revendication qu’on a mise en place dans les trois jours qui ont suivi l’agression», explique Jean-Claude Bureau, directeur général de la Clinique de l’Europe à Rouen. 

Depuis plusieurs jours, la clinique a rouvert ses portes la nuit.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités