Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a indiqué ce mardi 6 mai avoir saisi un juge d’instruction, le 30 avril dernier, des chefs «d’assassinat, tentative de meurtre et violences aggravées par 3 circonstances» à la suite de l’attaque au couteau s’étant déroulée dans le lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides.
À la suite de l’attaque au couteau, jeudi 24 avril, au collège-lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes (Loire-Atlantique), le procureur de la République de la ville, Antoine Leroy, a confirmé ce mardi 6 mai avoir saisi un juge d’instruction, le 30 avril dernier, des chefs d’«assassinat, tentative de meurtre et violences aggravées par 3 circonstances en l’occurrence avec arme, au sein d’un établissement scolaire et avec le visage dissimulé».
La saisine d’un juge d’instruction survient alors que Justin P., principal mis en cause dans l’attaque au couteau au cours de laquelle Lorène, une adolescente de 15 ans, a été tuée après avoir été lardée de 57 coups de couteau, «est toujours en soins psychiatriques». Trois autres adolescents, âgés de 15 et 16 ans, ont également été blessés. Une raison pour laquelle Justin P. est poursuivi pour «tentative de meurtre».
Au lendemain des faits, soit le 25 avril, le magistrat avait tenu une conférence de presse dédiée à cette affaire, expliquant que le jour du drame, vers 12h30, le mis en cause s’était rendu dans une salle de seconde, où se tenait un cours de mathématiques, demandant «à ceux qui sont présents dans la classe à savoir si l’un de ses camarades, dont il donne le nom ou le prénom, se trouve présent».
«La victime a subi ces coups de couteau à la fois quand elle était debout puis à terre»
N'essuyant que des refus, il était retourné dans les toilettes de l’établissement. «A ce moment-là, il fait deux choses. Il se masque le visage avec un masque. Tous les événements qui vont suivre seront à visage complètement dissimulé sans qu’il ne soit possible de le reconnaître. Au cours de ceux-ci, il ne prononcera aucune parole», avait expliqué le magistrat.
Justin P. avait pris la direction de la même salle de seconde et s’en était ensuite pris à Lorène devant l’enseignant et les élèves en lui assénant «57 coups de couteau sur le corps de cette victime», dont «le haut du corps, le crâne, dans la gorge. Les coups de couteau mortels ont été donnés dans la veine jugulaire ainsi que la carotide».
«La victime a subi ces coups de couteau quand elle était debout, avant de tomber à terre. Tous les témoins présents indiquent qu’il a continué à s’acharner sur elle alors qu’elle était tombée à terre», avait déclaré Antoine Leroy.
Alors que la professeure ainsi qu’un certain nombres d’élèves avaient réussi à quitter la pièce, le suspect les avait suivis avant de traverser le couloir et de se rendre dans la pièce d’en face où se dispensait un cours d’anglais. Justin P. est entré dans la pièce et «sans distinction, au hasard, il s’en prend à trois étudiants, deux garçons et une jeune fille. Des coups de couteau sont donnés sur ces trois personnes». Le mis en cause a finalement été maîtrisé par un technicien en informatique.