Un père de famille de 41 ans a été condamné, mercredi 14 mai, à deux ans de prison ferme. L'homme, qui a agressé plus de 20 fillettes dans le métro parisien ou les piscines municipales, a également pris en photo ou filmé des centaines d'enfants avant de les déshabiller en utilisant l'intelligence artificielle.
Un prédateur qui a sévi pendant des années. Un père de famille âgé de 41 ans était à la barre du tribunal de Paris ce mercredi 14 mai, accusé d'avoir agressé 21 fillettes dans des lieux publics parisiens, et une autre petite fille à son domicile.
Condamné à deux ans de prison ferme, il fixait sur la pellicule les image de ses victimes, avant de les déshabiller par le biais de l'intelligence artificielle, comme l'ont rapporté nos confrères du Parisien.
L'homme n'avait pourtant pas éveillé le moindre soupçon lors de ses agissements. Informaticien, père de deux enfants, il suivait un mode opératoire qui fait froid dans le dos. En six ans, il laisse derrière lui une vingtaine de victimes, âgées de 3 à 14 ans.
22 petites filles sexuellement agressées
Résident des Hauts-de-Seine, l'homme a agressé sexuellement 21 petites filles qui lui étaient totalement inconnues, ainsi qu'une 22e victime, âgée de 9 ans, à son domicile. La fillette, une amie de sa fille, était en train de jouer, un casque de réalité virtuelle vissé sur les yeux, à côté de ses deux enfants. Il en a alors profité pour lui toucher les fesses, prétextant qu'elle allait se cogner.
Autre obsession du quadragénaire, photographier des petites filles dans des lieux publics pour ensuite les déshabiller par le biais de l'intelligence artificielle. Téléphone portable placé sous leurs jupes ou au-dessus des cabines d'essayage et des vestiaires de piscines, il les photographiait et les filmait avant de les dévêtir en utilisant l'IA.
L'homme s'en est également pris à son entourage, en plaçant une caméra dans la chambre d'une petite-cousine éloignée, mais également en filmant des petites filles à des mariages ou dans la piscine de sa maison de banlieue parisienne.
La technologie au service de la pédophilie
Après une perquisition et une exploration des contenus de son téléphone portable, la police a fait la découverte de ce contenu pédopornographique, de vidéos de ses victimes classées par âge ou par lieux, mais aussi d'un casque de réalité virtuelle.
Un équipement muni d'un programme capable de modéliser des enfants en trois dimensions, pour ensuite s'en servir pour leur faire subir des sévices de toutes sortes. Une utilisation de cette nouvelle technologie pour réduire ses passages à l'acte, comme l'a justifié le prévenu.
«Je pensais pouvoir nourrir mon fantasme pédopornographique sans faire de mal», a-t-il précisé à l'audience. D'après nos confrères du Parisien, un total de 712 clichés téléchargés sur le darkweb ont également été retrouvés dans son ordinateur, un comportement de «prédateur» selon la procureure du tribunal de Paris, qui avait requis cinq ans ferme contre lui.
Le père de famille avait été arrêté par les forces de l'ordre après avoir été pris en flagrant délit dans le métro parisien, avant d'être placé en détention provisoire durant quatre mois à la prison de Fleury-Mérogis.
Le 13 novembre 2024, un homme avait surpris l'agresseur présumé coupable en train de toucher les fesses de sa fille, âgée de 10 ans au moment des faits.