Jugé depuis le 11 mars pour acquisition ou détention d'images pédopornographies, un ancien prieur du Pas-de-Calais doit être fixé sur son sort ce mardi 6 mai.
Un délibéré attendu. Alors qu'il comparaît depuis le 11 mars dernier devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais) pour avoir consulté et détenu des images pédopornographies, Alain H., ancien responsable de la communauté catholique traditionaliste de Riaumont, à Liévin (Pas-de-Calais) va être fixé sur son sort ce mardi 6 mai.
Lors du procès, le parquet avait requis un an de prison ferme, aménageable sous forme de bracelet électronique, et un an avec sursis, en plus d'une injonction de soins assortie d'une interdiction d'exercer une activité en contact habituel avec des mineurs.
Les enquêteurs ont découvert environ 2.000 fichiers illicites sur les ordinateurs de l'ancien prieur. Dans sa défense, l'homme âgé de 61 ans, vêtu d'une soutane beige lors de ses apparitions au tribunal, a plaidé une «étude anthropologique, sociétale, éducative» réalisée par ses soins, et contesté le fait que la majorité de ces images mettaient en scène des mineurs, jeunes garçons ou adolescents.
De son côté, la procureure a estimé que le prévenu avait la volonté de «manipuler» ses interlocuteurs en faisant croire qu'il y avait une quelconque «dimension scientifique à tout ça».
Inquiété dans deux autres affaires
La décision judiciaire est attendue en début d'après-midi, aux alentours de 13h30, et devrait être largement relayée médiatiquement, puisque Alain H. fait office de premier membre de cette institution religieuse à être inquiété dans une affaire judiciaire.
Il est d'ailleurs impliqué dans deux autres affaires, l'une pour des faits de maltraitance d'enfants au sein du pensionnat de Riaumont et une autre pour viol, au sein de laquelle il est poursuivi pour «non dénonciation de crime».
Concernant le procès requis pour les cas de maltraitance, Alain H. devrait comparaître au côté de cinq autre religieux de Riaumont. Les faits se seraient étalés de 2017 à 2019, et caractérisés par des «gifles, coups et punitions dégradantes» sur «plusieurs dizaines» d'enfants a indiqué Etienne Thieffry, le procureur de Béthune à nos confrères de l'AFP.