Au terme de quatre semaines de procès, à la suite du braquage parisien de Kim Kardashian en octobre 2016, sept accusés, sur les 10 jugés, ont été condamnés à de la prison.
La fin d’un feuilleton qui a duré 9 ans. Le procès du braquage parisien de Kim Kardashian, survenu dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, s’est clôturé ce vendredi 23 mai au palais de justice de Paris. Et c’est à l’issue de quatre semaines d’audiences, que la cour d’assises spéciale a rendu son verdict.
Ainsi, Aomar Ait Khedache a été condamné à la peine de 8 ans de prison, dont 5 avec sursis. Le 2e accusé Yunice Abbas a, lui, été condamné à 7 ans de prison, dont 5 avec sursis tandis que Didier Dubreucq a écopé de 7 ans de prison, dont 5 avec sursis. Harminy Ait Khedache, 4e accusé dans cette affaire, a été condamné à 5 ans de prison, dont 4 avec sursis alors que François Delaporte a été, lui, condamné à 3 ans de prison. Une peine qu'il effectuera en sursis.
Florius Heroui a été acquitté des faits de vol avec arme en bande organisée, de séquestration ou encore de particiiation à une association de malfaiteurs. En revanche, il a été condamné à 5.000 euros d'amende pour des faits de détention ou d'acquisition d'arme. Gary Madar a totalement été acquitté. Enfin, Marc Boyer a été condamné à 5.000 euros d'amende pour des faits de détention ou d'acquisition d'arme.
Réagissant à ces condamnations, Kim Kardashian a indiqué être «satisfaite» du verdict, selon ses avocats français.
Quelques heures avant le verdict, les accusés avaient pris la parole. Didier Dubreucq, absent lors de cette dernière en raison d’une chimiothérapie, avait rédigé une lettre, que son avocat avait lue devant la cour. «Je n’ai jamais participé à ce vol de bijoux. On ne condamne pas un homme sur l’autel du soupçon et du doute», avait-il écrit.
«Je le regrette amèrement»
Il avait tout de même adressé quelques mots aux victimes, à savoir Kim Kardashian et le réceptionniste de l’hôtel Abderrahmane Ouatiki, indiquant que «l’épreuve qu’ils ont subie les a fortement perturbés et le traumatisme qu’ils vivent aujourd’hui je l’ai ressenti dans leur voix. Cela ne m’a pas laissé indifférent. J’ose espérer avec le temps qu'ils trouveront le chemin de la guérison».
Le «cerveau» présumé du braquage, Aomar Ait Khedache, avait choisi, lui, de présenter ses excuses aux victimes. «Je demande pardon. Je n’arrive pas à trouver les mots. Je ne sais pas quoi dire pour me faire pardonner», avait-il dit devant la cour d’assises spéciale de Paris ce vendredi matin.
Son fils, Harminy Ait Khedache, s’était adressé au président de la cour, lui indiquant qu’il avait «ma vie entre vos mains. Votre décision sera la mienne. J’espère qu’elle sera la bonne».
Yunice Abbas, ayant reconnu son implication dans ce braquage et auteur du livre «J’ai séquestré Kim Kardashian», avait également demandé «pardon» à Kim Kardashian. «Je suis désolé de ce que j’aurais pu faire. Je le regrette amèrement. C’est ma responsabilité», a-t-il admis.
«Ils m'ont jetée sur le lit et le plus petit a commencé à attacher mes mains»
Ce procès a été également marqué par la présence de Kim Kardashian au Palais de Justice de Paris, mardi 13 mai. Ce jour-là, la vedette avait livré son témoignage sur l’expérience horrible qu’elle a vécue dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, racontant qu’elle était «persuadée» que les malfaiteurs «allaient lui tirer dessus» et la «violer». À la barre, la star américaine de 44 a affirmé qu’elle pensait que «c’était fini» pour elle.
«Ils m'ont jetée sur le lit et le plus petit a commencé à attacher mes mains avec un Serflex (collier de serrage : ndlr). J'étais complètement hystérique, je répétais au réceptionniste "qu'est-ce qu'il va nous arriver ? Ils peuvent tout prendre mais il faut que je puisse rentrer chez moi, j'ai des bébés s’il vous plaît". Un des hommes allait mettre du scotch sur ma bouche et s'est penché vers moi en disant en anglais «shhhh and you OK» (chut et tout ira bien : ndlr)», avait-elle dit.
«Il a attrapé mes jambes et j'étais nue, mon peignoir s'est ouvert. J'étais persuadée qu'il allait me violer. J'ai prié et je me suis préparée au pire, mais il a fermé mes jambes et les a entourées de scotch. Il avait son pistolet. J'étais persuadée qu'il allait me tirer dessus donc j'ai prié pour ma famille, pour qu'ils puissent se remettre de ce qu'ils verraient», avait-elle ajouté.
Et de poursuivre : «Je savais qu'elle (sa soeur Kourtney Kardashian) était sur le point de rentrer et qu'elle découvrirait la scène. Que je serais morte sur le lit après avoir été violée, qu'elle rentrerait dans la chambre et garderait à jamais cette image à l'esprit. J'étais certaine que j'allais mourir (...). C'était absolument terrifiant. L'arme a été braquée sur moi pour me faire bouger d'une pièce à l'autre et à la fin, quand j'étais sur le lit, un des hommes m'a portée et mise dans la salle de bain. Je l'ai senti hésitant. Il m'a laissé tomber sur le sol comme s'il y avait urgence à devoir partir. J'ai ensuite attendu plusieurs minutes».