Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Escort décapitée et démembrée en Italie : le suspect agressé à l’huile bouillante en prison

L'affaire a éclaté lorsque les carabiniers ont retrouvé le corps sans vie et sans tête de Maria Denisa Paun, mercredi 4 juin. [X @RaiNews]

Vasile Fruzumache, le suspect du meurtre de l’escort Maria Denisa Paun, dont le corps a été retrouvé sans tête au milieu des ronces à Montecatini en Toscane (Italie), a été agressé en prison lors de sa détention provisoire. 

A la suite de la découverte du corps sans vie et sans tête de Maria Denisa Paun, une escort de 30 ans, au milieu des ronces à Montecatini en Toscane (Italie), Vasile Fruzumache, un agent de sécurité âgé de 32 ans et d’origine roumaine, a été entendu par le procureur de la République de Prato Luca Tescaroli. 

Au cours de son audition, le suspect a avoué un second meurtre : celui d’Ana Maria Andrei, une prostituée portée disparue à Montecatini depuis 2024 et dont l’alerte avait été donnée par sa cousine, également prostituée, le 1er août de la même année. 

Mais à peine envoyé à la prison «La Dogaia» de Prato dans le cadre de son placement en détention provisoire, Vasile Fruzumache a été agressé à l’huile bouillante par un proche de la seconde victime. Les faits ont eu lieu vendredi 6 juin aux alentours de 10h40 du matin.

En effet, un détenu, qui serait un parent d’Ana Maria Andrei, aurait jeté de l’huile bouillante sur Vasile Fruzumache, le touchant au visage. Le suspect du double meurtre a par la suite été transporté à l’hôpital avec des blessures au premier et au second degré. 

Le proche d’Ana Maria Andrei aurait réussi à se procurer ce liquide brûlant dans l’une des cuisines communes de la prison. Il aurait profité du manque de surveillance dans le quartier où Vasile Fruzumache a été placé afin de l’agresser. 

Selon le procureur de Prato, l’auteur de cette agression «a pu agir sans être dérangé, sans aucun contrôle». «Le fait est particulièrement grave car toute personne, même soupçonnée de crimes graves, a le droit d'être protégée, traitée avec humanité et respectée en tant qu'être humain», a ajouté Luca Tescaroli, dont les propos ont été rapportés par nos confrères italiens d’Il Messaggio

Maria Denisa Paun décapitée, sa tête brûlée dans un jardin

Pour rappel, l’affaire Maria Denisa Paun a éclaté mercredi 4 juin lorsque le corps sans vie et décapité de la jeune femme avait été retrouvé dans une zone difficile d’accès au milieu des ronces à Montecatini. Le cadavre de la victime était démembré et se trouvait à 30 km du lieu où elle a été aperçue pour la dernière fois, soit l’hôtel Ferrucci à Prato. 

Vasile Fruzumache était alors interpellé. Il était passé aux aveux, racontant avoir eu une relation sexuelle avec la victime dans la nuit du 15 au 16 mai avant de l’étrangler, de la décapiter et de mettre sa tête dans un sac poubelle et le reste du corps dans une valise blanche pour les emporter. Au lendemain des faits, soit le 16 mai, ce suspect avait brûlé la tête de la jeune femme dans le jardin de sa propre maison, et ce en utilisant de l’essence et du bois. 

Pendant son audition, Vasile Fruzumache avait également avoué son implication dans le meurtre d’Ana Maria Andrei. Il avait été trahi par une voiture retrouvée dans son garage à Monsummano Terme. Lors des perquisitions à son domicile, les enquêteurs s’étaient rendus compte que la couleur ainsi que la plaque d’immatriculation du véhicule, de type BMW, avaient été changées.

Interrogé sur ces «changements», Vasile Frumuzache avait raconté, dans sa première version, avoir «trouvé la voiture abandonnée dans les champs. À l’intérieur de celle-ci, il y avait une plaque d’immatriculation allemande. J’ai donc décidé de la vendre pour pièces détachées».

Ne croyant pas à cette version racontée par le suspect, les enquêteurs avaient alors procédé à davantage de vérifications. Le numéro de châssis de ce véhicule (ou numéro VIN pour Vehicule Identification Number, permettant l’identification des véhicules) avait révélé que la voiture était à l’origine rouge et que celle-ci appartenait à une certaine Ana Maria Andrei, soit la prostituée portée disparue à Montecatini depuis juillet 2024 et dont l’alerte avait été donnée par sa cousine, également prostituée, le 1er août de la même année.

Confronté à ces preuves devant le procureur de Prato Luca Tescaroli, Vasile Frumuzache avait avoué avoir tué Ana Maria Andrei. «Nous avons commencé à avoir des relations sexuelles dans sa voiture, je lui avais dit que j'étais Italien et non Roumain, quand elle a compris que je lui avais menti, elle n'a plus voulu continuer. J'ai alors perdu la tête et je lui ai mis les mains autour du cou», avait-il dit.

Ana Maria Andrei avait tenté de s’enfuir. Néanmoins, Vasile Fruzumache, équipé d’un couteau, a poignardé sa victime à la gorge. Une blessure qui lui a été fatale. Le suspect avait ensuite caché le cadavre dans un pré tout en gardant la voiture d’Ana Maria Andrei dans son garage pendant dix mois, ainsi que la ligne téléphonique de la victime.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités