Accusé de violences intrafamiliales, Alexandre Rossi, l'ex-procureur de la République de Cahors, est jugé aujourd'hui, vendredi 1er août. Une peine de deux mois avec sursis avait été requise contre lui, au mois de juin.
L’ex-procureur de Cahors, Alexandre Rossi, poursuivi en correctionnelle pour des violences intrafamiliales connaîtra son sort ce vendredi 1er août, au tribunal de Montauban (Tarn-et-Garonne). Pour rappel, au mois de juin, une peine de deux mois de prison avec sursis, assortie d’un stage de parentalité, avait été requise.
Le procureur de la République du Tarn-et-Garonne, Bruno Sauvage, a estimé que dans ce «dossier difficile», il existait «suffisamment d’éléments à charge» contre son collègue du parquet, permettant de le condamner pour violences à l’égard de son épouse et l’un de ses enfants.
«Je ne suis pas le meilleur mari, je ne suis pas le pire», s’était défendu l’accusé.
Présente au procès, la femme d’Alexandre Rossi, à l’origine de la plainte, avait confié ne pas regretter son geste, «pour protéger (s)es enfants», et parce qu’elle se sentait «menacée».
Un «pervers narcissique» qui se prenait «pour Brad Pitt»
Ayant exercé comme infirmière libérale et se présentant au tribunal comme une influenceuse, elle a décrit son mari comme un «pervers narcissique», lui reprochant en particulier deux épisodes de brutalité au cours de disputes.
Elle a également raconté avoir eu le sentiment qu’il avait «pété les plombs» en devenant procureur et qu’il se «pren(ait) pour Brad Pitt», l’accusant de relations extraconjugales et de violences contre leurs enfants. Pour exemple, il aurait, selon elle, lancé sur la tête d’un des garçons une épuisette métallique de piscine, alors qu’il se disputait avec l’un de ses frères.
Des coups de poing ou de pied, ainsi que des insultes visant le même garçon, sont aussi évoqués dans la procédure.
Alexandre Rossi a reconnu des faits de violences verbales : il aurait tenu des propos comme «je vais te massacrer», mais réfuté toute violence physique. Pour les enfants, il a mis en avant leur gabarit imposant pour expliquer que parfois, quand il les séparait lors de disputes, il pouvait être brutal.
Il a par ailleurs déploré les avoir insultés, leur lançant des «ta gueule», «bon à rien» ou «va te faire foutre». «C'est un comportement de mauvais père», a-t-il concédé.