Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Villeurbanne : la brigade antistupéfiants a démantelé tous les points de deal du quartier du Tonkin

À Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, la police a annoncé avoir démantelé tous les points de deal du quartier du Tonkin. Après plusieurs mois d’enquête et de coups de filet successifs, les trafiquants ont été interpellés. Une opération saluée par la préfecture.

Une victoire symbolique. Les «deux derniers points de deal» d'un quartier en proie au trafic de drogue à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, ont été démantelés dans la semaine, a annoncé vendredi dernier la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, tout en assurant que la vigilance restait de mise. 

Pour rappel, il y a environ deux ans, «8 ou 9» points de deal étaient installés dans le quartier du Tonkin.

Mais «on sait que tout ça est toujours fragile. La présence de la police et de toutes les actions qui sont menées sur le plan social, dans l'environnement de ce quartier, va continuer», a promis Fabienne Buccio. 

«Une nette amélioration»

«On a eu des résultats extrêmement satisfaisants sur le Tonkin, pour autant il reste plusieurs endroits» où le trafic persiste, a par ailleurs observé le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendael. 

Jean-Luc, un habitant de 74 ans, membre du collectif Tonkin Pai(x)sible qui s'est mobilisé contre la présence des trafiquants, a remercié Fabienne Buccio, tout en lui demandant «de ne pas relâcher» la pression. 

«Les résultats ont été longs à venir mais les riverains perçoivent une nette amélioration», avec le «gros soutien» des polices nationale et municipale, a-t-il expliqué à l'AFP. 

Fin novembre 2024, une Brigade spécialisée de terrain (BST) a été déployée dans le quartier pour renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Des réseaux criminels «souvent familiaux»

Au Tonkin, les opérations de démantèlement se sont appuyées sur «tous les outils dont nous disposons», a expliqué Nelson Bouard, le directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN). 

D'une manière générale, les «gérants» des points de deal sont «plutôt des locaux», avec des réseaux criminels «assez souvent familiaux», détaille-t-il. Pour la vente ou la surveillance, les personnes sont recrutées «partout dans la région, parfois au-delà», pour «une journée ou sur quelques jours», ajoute Nelson Bouard. 

«J'espère que ce qu'on a fait au Tonkin, sera un peu un exemple de ce qu'on va faire ailleurs», a avancé Fabienne Buccio. 

Après l'opération, deux personnes ont été condamnées à 12 et 6 mois de prison selon la procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité. Trois autres suspectées de gérer et approvisionner le point de deal sont en détention provisoire en attendant leur jugement, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran dans un communiqué.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités