Le mineur touché par trois balles dimanche 16 novembre près d'un point de vente de drogue à Grenoble (Isère) est toujours dans le coma et son pronostic vital reste engagé. Son identité n’est pas encore certaine.
Le drame s’était déroulé dimanche 16 novembre vers 3 heures du matin. Réveillés par des bruits d’une fusillade, des riverains du quartier de Chorier-Berriat à Grenoble découvrent le corps d’un adolescent blessé de trois balles. L’une vient se loger dans le dos et deux autres dans la jambe. En arrêt cardio-respiratoire lors de l'arrivée des secours, il a pu être réanimé sur la voie publique avant d'être transporté au CHU. Plus de 24 heures après, le jeune adolescent est toujours dans le coma avec un pronostic vital engagé a indiqué lundi le parquet de Grenoble à CNEWS.
Les tirs se sont produits à proximité d’un point de deal dans l’ouest grenoblois. Son identité n'est toujours pas certaine à cette heure. Dans un premier temps, le parquet avait indiqué que le mineur était âgé de 12 ans, mais il semblerait qu'il s'agisse d'un jeune de presque 14 ans, né en Algérie en décembre 2011. Son identité n'est toujours pas certaine à cette heure.
Un mineur non accompagné connu de la police
Le jeune homme a un passif avec les autorités en région parisienne et à Grenoble selon le parquet. Il était convoqué devant le tribunal pour enfants de Grenoble le 10 décembre 2025 et était connu pour trafic de stupéfiants. En octobre dernier, il a été contrôlé sur le point de deal de Saint-Bruno avec 75g de résine de cannabis, 25g de cocaïne et du numéraire, toujours selon le parquet.
Sa nationalité et son âge sont difficiles à définir puisqu’il est inscrit dans les fichiers de police sous diverses identités. Lors de ces procédures successives, il racontait être Marocain puis Algérien et être né en 2013, 2012, 2011.
Mineur non accompagné, il a été plusieurs fois hébergé en foyer dont il a très rapidement fugué. Un individu se présentant comme son grand frère s'est rendu à l'hôpital. Cette personne, connue également de la police sous plusieurs alias, est convoquée devant le tribunal correctionnel de Grenoble le 18 novembre pour des faits de trafic de stupéfiants.
L’auteur ou les auteurs des tirs sont toujours en fuite et n'ont pas été interpellés à cette heure. L'enquête est conduite par la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) de l'Isère.