Arrêté samedi à Grasse (Alpes-Maritimes) pour l'assassinat par balles à Nice de Lizabete, une jeune mère de 23 ans qui se trouvait avec son bébé dans une voiture, l'homme de 45 ans a été mis en examen et écroué, a annoncé ce dimanche le procureur de la République de Nice.
L'enquête progresse. Au lendemain de son arrestation, un homme de 45 ans a été mis en examen ce dimanche et placé en détention provisoire pour «assassinat» par un juge d'instruction, devant lequel «il a gardé le silence», a annoncé le procureur de la République de Nice.
Il est soupçonné d'avoir tué Lizabete, une jeune mère de 23 ans qui se trouvait avec son bébé dans une voiture, mercredi peu après 18h, à une intersection proche d'un lycée dans l'ouest de Nice. L'homme, circulant à scooter, se serait porté à hauteur de la conductrice et aurait tiré à une dizaine de reprises à bout portant à travers la vitre du véhicule, a détaillé le procureur Damien Martinelli.
Selon une source policière à CNEWS, les pompiers, arrivés rapidement sur les lieux, ne sont pas parvenus à réanimer la jeune femme, originaire du Cap-Vert. Quant à son enfant, qui se trouvait à ses côtés dans la voiture, il a été légèrement blessé au cours de la fusillade et a ensuite été pris en charge.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a indiqué vouloir proposer «le statut de pupille de Nice à cet enfant, pour l’accompagner jusqu’à sa majorité». Le nourrisson serait alors confié aux services du département et accueilli principalement en pouponnière (enfant en bas âge) ou en famille d'accueil.
Le suspect a été arrêté samedi à Grasse par le RAID et la BRI, selon la Police nationale. L'homme, né au Portugal en 1980, a été placé en rétention pour une durée maximale de 24 heures. Deux autres personnes sont en garde à vue pour avoir aidé le suspect. L'une l'aurait en effet hébergé.
«Une piste intrafamiliale» envisagée
Avec les premiers éléments recueillis, il était possible d'envisager la piste «d'un homicide sur fond de criminalité organisée», mais les enquêteurs ont également recueilli des éléments relatifs «à une piste intrafamiliale», a ajouté le parquet.
Ils se sont intéressés au beau-père du petit ami de la victime, un homme d’environ 45 ans, placé en garde à vue la semaine dernière pour des violences aggravées sur la mère du compagnon de la défunte.
«Il était en effet mis en évidence qu’un individu né en 1980 avait été placé en garde à vue quelques jours auparavant pour des violences aggravées ayant visé la mère du compagnon de la victime de l’homicide», a noté Damien Martinelli.
L'intéressé, connu avant cela uniquement pour des antécédents de conduite sans permis, a été déféré le 18 janvier dernier et a été «placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec la victime, interdiction de paraître à son domicile et obligation de soins».