Rima Hassan a été relaxée ce mercredi 4 mars par le tribunal correctionnel de Strasbourg. L’eurodéputée LFI était poursuivie pour avoir injurié la maire adjointe PS, Pernelle Richardot.
Un tweet de l’eurodéputée LFI était dans le viseur de la justice. Ce mercredi 4 mars, Rima Hassan a été relaxée par le tribunal correctionnel de Strasbourg (Bas-Rhin) pour avoir injurié la maire adjointe PS de Strasbourg Pernelle Richardot.
Dans cette affaire, les faits reprochés à l’eurodéputée insoumise se sont produits le 26 novembre 2024. Ce jour-là, sur le réseau social X, Rima Hassan avait qualifié l’élue socialiste «d’islamophobe assumée du PS», l’assimilant également à la «gauche coloniale».
L’eurodéputée LFI avait ensuite conclu son message par un : «Personne n’oubliera». A la suite de cette publication, la maire adjointe PS de Strasbourg a été victime d’un déferlement d’insultes et a décidé de porter plainte en décembre 2024.
Interrogée par Le Point en janvier 2025, Pernelle Richardot avait indiqué qu'à «chaque fois, Rima Hassan et ses soutiens procèdent de la même manière : une insulte qui cible, une menace sous-jacente, puis le déroulé de haine qui lui succède». «J'ai reçu énormément d'insultes telles que "sioniste", "sale pute", "salope" dès lors que l'accusation "d'islamophobie" a été prononcée, et ce processus, on l'observe à l'encontre de beaucoup de figures de la gauche universaliste, comme Sophia Aram ou encore Caroline Fourest», a-t-elle dit.
une conférence de Rima Hassan à l'origine de l'affaire
«Lorsque nous ne sommes pas d'accord avec Rima Hassan, Thomas Portes, Aymeric Caron ou encore Jean-Luc Mélenchon, cette insulte, ou encore l'accusation d'être d'"extrême droite", fuse», a-t-elle fustigé.
L’élue socialiste a été prise à partie sur les réseaux sociaux par Rima Hassan et ses soutiens dans un contexte précis. L’eurodéputée LFI devait en effet tenir une conférence à Strasbourg, organisée par le «Comité Palestine Unistras» et un syndicat étudiant, dans la foulée des attaques terroristes du Hamas contre Israël et des ripostes de l’État hébreu à Gaza.
L’intitulé de la conférence était : «Complicité de l’Union européenne dans le génocide à Gaza». Par conséquent, Pernelle Richardot avait soutenu la décision du président de l’Université de Strasbourg Michel Deneken d’interdire la tenue de l’événement.
«Je trouve cela terrifiant d'avoir été la seule à le faire au sein de la ville. Et c'est ce qui m'a valu cette attaque de Rima Hassan», a-t-elle affirmé ajoutant qu’à l’époque, elle n’avait pas reçu le soutien «d'Olivier Faure ni d'aucun dirigeant du Parti socialiste».