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Mort de Nahel : la justice ordonne en appel un procès pour violences à l'encontre du policier

Le décès de Nahel Merzouk avait été à l'origine de plusieurs nuits d'émeutes à travers la France. [THOMAS COEX / AFP]

Après avoir examiné, en décembre 2025, l’appel formulé par la défense de Florian M., accusé du meurtre de Nahel Merzouk à Nanterre en juin 2023, concernant son renvoi devant les assises, la cour d’appel de Versailles a ordonné ce jeudi un procès pour «violences» contre le fonctionnaire. 

Une décision majeure qui pourrait tout changer. La cour d’appel de Versailles s'est prononcé ce jeudi sur l’appel interjeté par le policier Florian M., accusé du meurtre de Nahel Merzouk le 27 juin 2023 et contestant son renvoi devant la cour d’assises, ordonnant un procès pour «violences ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner» à l'encontre du fonctionnaire.   

Lors de l'audience à huis clos devant la chambre de l'instruction, en décembre 2025, deux lectures des faits se sont opposées : celle des juges d'instruction qui ont ordonné le renvoi de Florian M. devant les assises pour meurtre, et celle de sa défense, pour qui le tir du fonctionnaire était légitime.

En effet, d’après l’avocat du fonctionnaire, Me Laurent-Franck Liénard, le tir du policier était «conforme au cadre légal». «La question qui a été posée à la cour d’appel est celle de la légitimité de poursuivre un policier qui avait, de bonne foi, estimé à la fois indispensable et conforme au droit d’appliquer un tir sur le conducteur d’un véhicule mettant en danger les citoyens dans l'espace public», a ainsi vivement réagi le conseil du policier.

Le décès de Nahel Merzouk avait été à l'origine de plusieurs nuits d'émeutes à travers la France. Incarcéré pendant cinq mois, avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire, Florian M. avait raconté à Actu Police que pour «tenir», ce dernier faisait «beaucoup de sport et de lecture» en détention.

Le policier «déterminé à se défendre» 

«Avec le temps, je commençais à ne plus supporter le bruit des autres détenus qui hurlaient et tapaient en permanence sur les barreaux. L’isolement devenait très pesant, au point que je me parlais à moi-même et tournais en rond. Mais dans l’ensemble, même si ce n’était pas facile, j’ai réussi à rester fort», avait-il ajouté.

Évoquant l’ordonnance de renvoi devant la cour d’assises, Florian M. avait assuré qu’il s’y rendrait, «déterminé à défendre» sa position «comme depuis le début de l’affaire». Depuis sa sortie de détention en novembre 2023, le fonctionnaire avait raconté être suivi par un psychiatre et «j’ai un traitement médicamenteux pour soigner mes troubles dépressifs», avait-il poursuivi.

Côté professionnel, Florian M. avait raconté que son travail était très différent. «Je ne fais plus du tout le même travail qu’auparavant mais je fais de mon mieux et je trouve toujours une oreille attentive pour me guider et m’apprendre les nouvelles tâches qui me sont confiées», avait-il expliqué.

Le policier avait reçu plusieurs messages de soutiens lorsqu’il était en détention. Il avait ainsi remercié «tous ces Français qui m’ont écrit pendant ma détention et ceux qui continuent quotidiennement sur les réseaux sociaux à me soutenir».

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