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Affaire Grégory : soupçonnée d'être «le corbeau», la grand-tante du garçonnet demande l'annulation de sa mise en examen

Jacqueline Jacob est soupçonnée d'être l'un des corbeaux, il y en aurait cinq selon une expertise, qui ont menacé pendant des années la famille de Grégory Villemin. [ARNAUD FINISTRE / AFP]

Mise en examen en octobre dernier car soupçonnée d'être le «corbeau» qui a revendiqué l'assassinat, il y a plus de 40 ans, du petit Grégory dans les Vosges, sa grand-tante Jacqueline Jacob a déposé deux requêtes en annulation.

Nouveau rebondissement. Soupçonnée d'être «le corbeau» et mise en examen en octobre dernier pour «associations de malfaiteurs», Jacqueline Jacob, 81 ans, grande-tante du petit Grégory, a déposé deux requêtes en annulation ce mercredi.

Elles visent notamment à demander à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon de constater «la prescription de l'action publique» et ainsi d'annuler la mise en examen de Catherine Jacob. La date de l'audience n'est pas encore connue.  

Des faits «contestés» 

Jacqueline Jacob est la grand-tante du petit Grégory Villemin, retrouvé noyé pieds et mains liés à l'âge de 4 ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges. Son époux est un frère de la grand-mère du petit garçon. 

Elle est soupçonnée d'être l'un des corbeaux, il y en aurait cinq selon une expertise, qui ont menacé pendant des années la famille de Grégory Villemin. C'est elle qui aurait également revendiqué le meurtre de Grégory, selon les juges enquêteurs. 

Elle «conteste fermement les faits», rappellent ses avocats. Cette mise en examen «ne pèse pas bien lourd» et «ne vaut pas tripette», avait fustigé en octobre Maître Stéphane Giuranna, annonçant que la défense ferait appel, «sur la forme et sur le fond».

«La justice n'apprend pas de ses erreurs», avait dans le même temps estimé Me Alexandre Bouthier, évoquant notamment la première mise en examen de sa cliente, en 2017, pour «enlèvement et séquestration suivie de mort» et qui avait alors été emprisonnée durant quatre jours. Cette mise en examen avait été annulée en mai 2018, pour un vice de forme.

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