La gendarmerie a lancé, ce mercredi 22 avril, un appel à témoins après la disparition de Manon Relandeau, une agricultrice de 31 ans, à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique). Des moyens matériels et humains importants sont déployés pour tenter de retrouver la jeune femme.
L'inquiétude grandit. Alors qu’une enquête a été ouverte lundi dernier pour meurtre et enlèvement à la suite de la disparition de Manon Rolandeau, recherchée depuis plusieurs semaines à Saint-Etienne de Montluc (Loire-Atlantique), ses proches ayant signalé son absence ainsi que celle de sa fille de 15 mois, le 3 avril dernier, la gendarmerie a publié, ce mercredi 22 avril, un appel à témoins afin d’aider à retrouver l’agricultrice de 31 ans.

D’après les gendarmes, Manon Rolandeau mesure 1m60. Elle a les cheveux châtains longs et ondulés. Les militaires appellent chaque personne ayant des informations à prendre contact avec les enquêteurs au 0800 877 668. Il s’agit d’un numéro vert gratuit disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Dans ce dossier, les soupçons sont tournés vers le conjoint de la trentenaire, qui a pris l'avion pour l'Algérie le 2 avril avec l'enfant. Les investigations de la gendarmerie convergent ainsi vers «l'hypothèse d'un meurtre de la jeune femme».
D'après une source policière à CNEWS, la gendarmerie a mis en œuvre des moyens matériels et humains importants pour tenter de retrouver la trace de l'agricultrice.
Un dispositif d'ampleur déployé
Dans le détail, selon cette même source, 55 gendarmes de la compagnie de gendarmerie départementale de Nantes sont mobilisés dans les recherches, ainsi que deux équipes cynophiles, dont un chien.
Des hélicoptères, des drones, et la brigade fluviale issue de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) sont également réquisitionnés.
La cellule d'identification criminelle de Nantes assure quant à elle la recherche de traces et indices.
Une cellule nationale d'enquête, composée de 15 enquêteurs et dirigée par la section de recherches de Nantes, a également été spécifiquement créée.
Au total, environ 100 militaires et moyens spécifiques ont été engagés dans le cadre des recherches et la conduite de l'enquête judiciaire.
Fuite hors de l'hexagone
Après être sorti du territoire, le conjoint de la jeune femme a «contacté quelques personnes par téléphone», a expliqué le parquet, sans donner plus de détails.
«Le secret qui s'attache aux investigations se déroulant désormais dans ce cadre procédural s'impose tout particulièrement dans ce dossier, et ce, dans l'intérêt de l'enquête», a indiqué le procureur de la République de Nantes.