Direct Matin a imaginé pour vous le parcours des Bleus à l'Euro 2016. Le deuxième match les met aux prises avec l’Albanie au Stade Vélodrome de Marseille. Attention, tout ceci n'est que fiction...
C’est dans un contexte tendu que se tient cette rencontre. Non plus en raison des tensions sociales qui émaillent le pays, mais du fait des violences entre supporters constatés notamment à Marseille depuis le début de la compétition. Un temps, l’UEFA a envisagé des mesures fortes : délocalisation, fermeture de la fan-zone du Prado ou interdiction de la vente d’alcool. Pourtant, les tensions se sont déplacées en même temps que les supporters russes et anglais, et la cité phocéenne semble avoir retrouvé un semblant de calme à la veille du deuxième match de l’équipe de France. Certains craignaient de voir des hooligans russes rester à Marseille pour y attendre les supporters albanais, cela n'a pas été le cas.
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De nombreux anciens marseillais
Les Marseillais attendaient cette rencontre avec impatience afin de rendre hommage à plusieurs de leurs glorieux anciens, parmi lesquels Lorik Cana, ancien capitaine de l’OM, Dimitri Payet, maestro de l’équipe de Bielsa en 2015, et Steve Mandanda, amené à quitter le club phocéen cet été après neuf ans passés au club. C’est donc dans un contexte finalement plus apaisé que prévu que les deux équipes pénètrent enfin sur la pelouse.
L’Albanie, finalement privée de son capitaine et taulier, Lorik Cana, puni d'un carton rouge au match précédent, se présente donc sans certitudes face à des Bleus rassérénés par leur victoire initiale face à la Roumanie. Conscients de l’écart de niveau et de la faiblesse de leur arrière-garde, les Albanais adoptent d'entrée la même stratégie que les Roumains, avec un bloc compact et bas pour empêcher les joueurs Français de trouver des espaces. La stratégie fonctionnera les quinze premières minutes avant que les Bleus ne prennent enfin le pas sur leurs adversaires, dans le sillage de Paul Pogba et d’Antoine Griezmann, soucieux d’évoluer à leur niveau après une première prestation ratée.
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Une entrée en matière efficace
Dès la vingtième minute, le Turinois lance le Madrilène en profondeur pour un face à face victorieux avec le gardien albanais Berisha. 1-0 pour la France, et ça n’est que le début. Quelques minutes avant la fin de la première mi-temps, Dimitri Payet dépose un coup-franc sur la tête de Blaise Matuidi qui ne se fait pas prier pour crucifier le gardien albanais et ainsi tuer le semblant de suspens qui restait dans cette rencontre. 2-0 à la pause donc, les deux équipes rentrent sous les acclamations d’un stade Vélodrome qui avait perdu l’habitude d’assister à des buts et à des rencontres d’un tel niveau.
Le retour des vestiaires voit la France maintenir son implication et continuer à presser des Albanais qui peinent à sortir de leur moitié de terrain. Le milieu à trois des Bleus (Pogba, Kanté, Matuidi) est enfin performant et permet à l’équipe de France de contrôler les débats sans se faire trop de frayeurs en dépit de l’absence de vécu commun de la charnière centrale, Rami et Koscielny n'ayant disputé que trois matchs ensemble.
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Une large victoire et le plein de confiance
Dès la 60ème minute, un tacle trop appuyé de Mavraj sur Olivier Giroud dans la surface offre aux Bleus et à Dimitri Payet l’opportunité de tripler la mise. La nouvelle coqueluche du public français ne laisse pas passer l’occasion d’inscrire son deuxième but de la compétition. A 3-0, Didier Deschamps décide alors de faire tourner et d’ainsi offrir du temps de jeu aux remplaçants, et du repos aux titulaires. André-Pierre Gignac, Kingsley Coman et Yohan Cabaye font donc leur entrée en lieux et places d’Olivier Giroud, Dimitri Payet (qui s’offre au passage une nouvelle ovation) et Blaise Matuidi. Des changements qui feront retomber le rythme du match, désormais uniquement animé par les déboulés de Coman et Martial sur les côtés. C’est sur l’un d’eux qu’un autre ancien de la maison phocéenne, André-Pierre Gignac, marque le quatrième et dernier but de la rencontre.
La France a su profiter de l’absence du patron de la défense albanaise pour s’imposer largement et ainsi se rassurer après une entrée en matière difficile. Comptant désormais 6 points, les Bleus sont sûrs de se qualifier pour les phases finales. Reste à déterminer en quelle position. Réponse le 19 juin à Lille pour la finale du groupe A entre la France et la Suisse.