Affaire Grégory : les profils ADN ne donnent rien

Le procureur général de la cour d'appel de Dijon Jean-Marie Beney, le 29 Septembre 2010 à Dijon Le procureur général de la cour d'appel de Dijon Jean-Marie Beney, le 29 Septembre 2010 à Dijon [Jeff Pachoud / AFP/Archives]

Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, a affirmé mercredi que les nouvelles analyses effectuées sur les vêtements du petit Grégory et sur les cordelettes l'ayant entravé ne permettaient pas de mettre un nom sur les profils ADN relevés. Les parents de l'enfant, les époux Villemin ont fait part de leur "immense déception" mais gardent espoir.

"Il n'y a pas d'identification possible" par rapport aux 280 personnes figurant dans la base de données versée au dossier, a précisé le procureur général, assurant toutefois que le dossier "n'est pas fermé".

Il y a "toujours un espoir dans la mesure où le dossier n'est pas fermé. Mais, d'un point de vue scientifique, l'espoir s'éloigne" de trouver le meurtrier, a-t-il dit.

Concernant les cordelettes, M. Beney a indiqué que les résultats des analyses étaient "très, très difficilement exploitables" et "malheureusement extrêmement minces".

Concernant les investigations menées sur les enregistrements de la voix du corbeau, le procureur général a annoncé qu'elles permettaient d'entendre "un locuteur masculin et un locuteur féminin". "Mais il ne sera pas possible dans ces expertises de voix de mettre des noms" sur ces deux locuteurs, a-t-il ajouté.

Dès l'entame de son point de presse, le magistrat avait déclaré aux nombreux journalistes qu'il ne ferait pas de "révélation extraordinaire" et qu'il n'y avait "pas de déflagration à attendre de (ses) propos".

Ces analyses ADN avaient été autorisées en septembre 2012 par la cour d'appel de Dijon, à la demande des parents, sur les vêtements et les chaussures de l'enfant. 

"Immense déception pour les parents de Grégory dans la mesure où les chances de parvenir à la manifestation de la vérité s'éloignent", écrit l'avocat mulhousien dans un communiqué. "

"Le combat judiciaire est loin d'être terminé" car il reste selon lui "des pistes à creuser et des investigations à réaliser", a-t-il cependant ajouté, en évoquant des pistes "techniques et extra-techniques". 

"Je ne souhaite pas en dire davantage sur la nature des diligences à réaliser dans les semaines à venir mais on peut supposer qu'un bilan définitif, dans un sens ou dans l'autre, pourrait être dressé à partir de l'automne 2013", a poursuivi l'avocat du couple Villemin. 

Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, 4 ans, était retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges). Ce crime non résolu depuis 28 ans reste l'une des plus grandes énigmes judiciaires en France.

Petit Grégory : dix profils ADN isolés sur les cordelettes

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