Ce jeudi 26 février, un mineur de 17 ans doit comparaître devant le tribunal pour enfants de Dijon. Il est suspecté d’avoir menacé la principale de son collège de Chenôve (Côte-d’Or) avec un couteau en mars 2024, sans la blesser.
Un rendez-vous qui avait mal tourné. Un mineur de 17 ans doit comparaître ce jeudi 26 février devant la justice à Dijon (Côte-d'Or). Le jeune homme, mis en examen le 17 mars 2024, avait à l’époque menacé, à l'aide d’un couteau, la principale d’un collège de la banlieue de Dijon, sans la blesser.
Les faits qui lui sont reprochés sont survenus le 15 mars 2024. Ce jour-là, le mineur, alors âgé de 15 ans, avait demandé un rendez-vous avec la principale du collège Edouard-Herriot de Chenôve après son exclusion de l’établissement pour problèmes de discipline en rapport avec sa professeure d’anglais. C’est lors de cet entretien que l’adolescent était passé à l’action.
Il avait d’abord remis un courrier à sa cheffe du collège, où il était écrit : «Si vous lisez ce message, c'est qu'il y a une prise d'otage dans une de vos salles. Je ne fais ça pour aucune raison. Ah, si. C'est pour mes frères qui sont morts le 18 novembre 2015. Madame la principale, veuillez déclencher l'alerte attentat et évacuer tous les élèves».
Puis, l’adolescent s’était saisi d’un couteau et avait menacé la principale du collège. Heureusement, cette dernière était parvenue à s’échapper de son bureau avant de déclencher l’alarme. Le mineur, élève de 3e, avait ensuite été interpellé par la police qui intervenait à proximité des lieux.
Le suspect n'avait pas contesté les faits lors de sa garde à vue
La date du 18 novembre 2015 mentionnée par le jeune homme renvoie en réalité à l'opération policière menée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la suite des attentats islamistes qui sont survenus cinq jours plus tôt à Paris ainsi qu'aux abords du Stade de France.
Lors de sa garde à vue, le prévenu n’avait pas contesté les faits mais avait livré deux versions différentes. D’après le procureur de la République de Dijon Olivier Caracotch, il avait, dans un premier temps, expliqué «avoir été recruté par des connaissances pour tuer sa principale au sein du collège». Il était ensuite revenu sur ses premières déclarations affirmant, cette fois, «avoir voulu se venger de sa principale en la plantant, puis s’est ravisé».
A la suite de ces faits, pour lesquels il sera jugé ce jeudi devant le tribunal pour enfants de Dijon, l’adolescent avait été mis en examen pour «tentative d'homicide volontaire sur un enseignant», «violences volontaires ayant entraîné des incapacités de moins de huit jours» avec trois circonstances aggravantes : l'usage d'une arme, des faits commis dans un établissement scolaire et commis au préjudice de personnes chargées d'une mission de service public.
Le jeune homme avait auparavant été exclu d’une autre école avant d’être admis au collège Edouard-Herriot.