Affaire Grégory : l’espoir s’éloigne encore

Près de trente ans après les faits, l’espoir de découvrir la vérité «s’éloigne».[ARCHIVES AFP]

Le dossier n’est pas fermé, mais n’a guère avancé.

Ordonnées en septembre dernier, les nouvelles analyses ADN effectuées dans l’enquête sur la mort de Grégory Villemin «n’ont rien révélé d’extraordinaires», a expliqué hier devant la presse le procureur de la cour d’appel de Dijon.

Pour retrouver le ou les responsables de la mort du garçonnet de 4 ans, retrouvé ligoté en octobre 1984 dans les eaux de la Vologne (Vosges), les cordelettes ayant servi à l’entraver ont été à nouveau passées au crible. En vain, puisqu’elles n’ont permis d’isoler qu’un mélange d’ADN partiels.

Certains vêtements de l’enfant – pantalon, pull, anorak – et une lettre du corbeau ont eux révélé une demi-douzaine de profils ADN différents, masculins ou féminins. Mais encore une fois sans résultat : leur comparaison avec la base de données n’a rien donné.

Le décryptage de bandes sonores, enfin, a mis en lumière les voix d’un homme et d’une femme, mais sans les identifier.

Près de trente ans après les faits, l’espoir de découvrir la vérité «s’éloigne» donc, selon le procureur. 

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