Nouvelle campagne contre le harcèlement à l'école

Jean-Marc Ayrault et Vincent Peillon en visite le 15 novembre 2013 à l'école Danielle Gouze-Mitterrand à Cluny  [Jeff Pachoud / AFP/Archives] Jean-Marc Ayrault et Vincent Peillon en visite le 15 novembre 2013 à l'école Danielle Gouze-Mitterrand à Cluny [Jeff Pachoud / AFP/Archives]

Vincent Peillon s'attaque au harcèlement scolaire en lançant ce mardi une nouvelle campagne qui cible notamment la lutte contre le cyberharcèlement dont le développement préoccupe les autorités.

Le ministre de l'Education nationale devait présenter plusieurs mesures, dont une campagne télévisée, des dessins animés pour sensibiliser les écoliers, un plan de formation des personnels et des ressources en ligne prodiguant des conseils aux élèves victimes, aux familles et aux témoins.

Le harcèlement touche environ un enfant sur dix en primaire et au collège et peut aller du vol de goûter ou des moqueries aux insultes, brimades ou menaces, jusqu'aux coups, au racket ou aux violences sexuelles.

Mais l’utilisation permanente des nouvelles technologies de communication (téléphones portables, réseaux sociaux numériques) amplifie le harcèlement entre élèves, en se poursuivant en dehors des établissements scolaires.

Ce cyberharcèlement peut prendre la forme d'insultes et de moqueries, mais aussi de propagation de rumeurs, de piratage de comptes et d'usurpation d'identité digitale, de publication de photos ou de vidéos de la victime en mauvaise posture...

En France, 40% des élèves disent avoir été victimes d'une agression ou méchanceté en ligne. Le moyen le plus fréquemment cité reste le texto pour un élève sur cinq, suivi d'appels téléphoniques méchants, humiliants et désagréables, de l'usurpation d'identité, de l'exclusion d'un groupe social en ligne et de problèmes sur un chat.

Des élèves d'une école primaire à la rentrée 2013 [Jeff Pachoud / AFP/Archives]
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Des élèves d'une école primaire à la rentrée 2013
 

Les violences ont des conséquences graves en termes de santé mentale des enfants - avec perte de confiance, troubles psychologiques, dépression voire suicide - et de décrochage scolaire. Des établissements ont mis en place des cellules de médiation avec l'aide des élèves.

En septembre 2012, Vincent Peillon avait annoncé la création d'une délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire. De cette manière, "l'Education nationale reconnaît qu'il faut mener une action spécifique contre les violences scolaires, et se dote des moyens de le faire", avait-il expliqué.

Son prédécesseur Luc Chatel avait organisé des assises sur le harcèlement scolaire en mai 2011 et lancé en janvier 2012 une campagne destinée à "lever le tabou" sur ce phénomène et à "responsabiliser" élèves, parents et personnels de l'Education nationale pour le combattre.

La lutte contre les violences à l'école relève également des assistants de prévention et de sécurité répartis dans les zones les plus sensibles, un nouveau métier créé par M. Peillon à la rentrée 2012.

 

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