Le RSA fête ses cinq ans

Des personnes quittent le siège parisien de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf)[AFP/Archives]

Cinq ans après son entrée en vigueur, le revenu de solidarité active bénéficie à 2,3 millions de personnes en France.

 

Au moment de souffler ses cinq bougies, le revenu de solidarité active n’a jamais autant servi. Cette mesure phare du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, lancée le 1er juin 2009 par Martin Hirsch, alors ministre des Solidarités actives, avait bénéficié la première année à quelque 1,76 millions d’habitants de l’Hexagone.

Destinée à remplacer le RMI (revenu minimum d’insertion) et l’API (allocation de parent isolé), elle peut constituer un revenu minimum pour les personnes sans ressources ou compléter un salaire très faible.

Cinq ans plus tard, le nombre de bénéficiaires est en hausse significative : 2,3 millions de personnes perçoivent le RSA, selon le dernier bilan de la Caisse national des allocations familiales (Cnaf), soit une augmentation de 7,2 % sur la seule année 2013. Un bilan «en lien avec la hausse du chômage sur cette période», souligne la Cnaf.

 

Un dispositif remis en cause

Depuis son entrée en vigueur, le RSA a été la cible de nombreuses critiques, d’aucuns lui reprochant son coût, encore alourdi par le montant des fraudes aux allocations constatées chaque années. Et de fait, parmi les fraudes aux minima sociaux, 37 % concernent le RSA, selon la CNAF, qui précise que l’écrasante majorité d’entre elles, de montants minimes, sont des «fraudes de survie».

A l’inverse, d’autres pointent le fort taux de non-recours au revenu de solidarité active. Selon l’Observatoire public qui étudie le phénomène du non-recours aux prestations sociales, la moitié des bénéficiaires du RSA ne le demandent pas, notamment à cause de la complexité administrative des démarches et du manque d’information sur le dispositif. Plus de 5 milliards d’euros ne seraient pas réclamés tous les ans. 

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