Mistral: manifestation contre l'arrivée de marins russes à Saint-Nazaire

Des personnes manifestent avec des drapeaux ukrainiens devant un navire de guerre vendu à la Russie, à Saint-Nazaire le 1er juin 2014  [Jean-Sebastien Evrard / AFP/Archives] Des personnes manifestent avec des drapeaux ukrainiens devant un navire de guerre vendu à la Russie, à Saint-Nazaire le 1er juin 2014 [Jean-Sebastien Evrard / AFP/Archives]

Une cinquantaine de militants pro-ukrainiens ont manifesté dimanche à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour dénoncer la vente à Moscou de navires de guerre de type Mistral et pour protester contre l'arrivée, prévue lundi, de 400 marins russes à des fins de formation.

"Hollande, non à la formation des 400 tueurs de Poutine", "Non au contrat Mistral" et "Hollande, l'honneur de la France vaut plus que des Mistral", pouvait-on lire sur des banderoles brandies non loin du Vladivostok, le premier des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits pour la Russie par les chantiers STX de Saint-Nazaire.

La manifestation était émaillée de nombreux drapeaux ukrainiens, français et européens, a-t-on constaté.

"Nous exhortons le gouvernement français (...) à ne pas remettre de hautes technologies militaires entre les mains de l'agresseur le plus puissant d'Europe", a déclaré Nathalie Pasternak, présidente du Comité représentatif de la communauté des Ukrainiens de France, qui appelait à ce rassemblement.

Le navire-école russe Smolny est attendu lundi matin à Saint-Nazaire, où 400 marins russes doivent se former au maniement des Mistral jusqu'à l'automne.

Le Vladivostok doit en principe être remis à la Russie en octobre, suivi un an plus tard par son jumeau, le Sébastopol, en cours d'assemblage. Le montant total du contrat, conclu en juin 2011, s'élève à 1,2 milliard d'euros.

La livraison de ces navires ultra-modernes à Moscou a été dénoncée à plusieurs reprises par les Etats-Unis, le président Barack Obama ayant encore exprimé début juin son "inquiétude" sur la poursuite de tels contrats au moment où la Russie "a violé la loi internationale" en s'emparant de la Crimée.

Sauf durcissement de la situation en Ukraine, qui entraînerait un renforcement des sanctions internationales, Paris entend pour l'instant maintenir la vente des deux BPC.

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