Professions réglementées : l'Ordre des pharmaciens contre-attaque

L'Ordre des pharmaciens s'oppose à la réforme des professions réglementées [Jacques Demarthon / AFP/Archives] L'Ordre des pharmaciens s'oppose à la réforme des professions réglementées [Jacques Demarthon / AFP/Archives]

L'Ordre des pharmaciens démonte point par point un rapport de l'inspection général des finances (IGF) sur lequel se base le gouvernement pour réformer la profession, dans une réponse mise en ligne vendredi.

 

"On accuse les pharmaciens de retenir du pouvoir d’achat aux français: nous prouvons que cela est faux", souligne la présidente de l'Ordre des Pharmaciens Isabelle Adenot, dans cette contre-attaque publiée sur son site.

Le gouvernement entend réformer 37 professions "réglementées" à l'accès limité (huissiers, notaires, ambulanciers ou encore plombiers). Il s'appuie sur les conclusions de l'IGF qui recommande, entre autres, d'étendre aux grandes surfaces la vente de médicaments sans ordonnance pour faire baisser les prix.

Cela permettrait de "rendre" 400 millions d'euros de pouvoir d'achat aux Français, estime l'IGF.

"La conclusion centrale du rapport IGF est fausse: dans les faits le prix des médicaments à prescription facultative progresse moins vite que l’inflation", relève l'Ordre dans sa réponse.

Une note, produite en annexe, analyse l'évolution des prix de ces produits non remboursables entre 2009 et 2013.

Ainsi, parmi les 20 premières références vendues en 2013, 19 ont eu une augmentation moyenne annuelle depuis 2009 inférieure à la hausse du coût de la vie, selon l'Ordre.

Par exemple, le prix moyen du citrate de Betaïne a baissé de 0,3% en moyenne par an, celui de l’Humex Rhume de 0,7%, celui de l’Efferalgan Vitamine C de 0,2%.

Plus globalement, le rapport de l'IGF est "une compilation d'âneries" estime Mme Adenot dans une interview au quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France de vendredi.

Ainsi, "le rapport est entaché par des erreurs dont le nombre et l'ampleur est édifiant et oblige à se poser la question du sérieux du travail de l'IGF", souligne l'Ordre.

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